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Une journée à Asakusa…
La version mise en page et les photos sont disponibles sur la nouvelle version du blog: http://www.watashinokutsu.be
Ma première journée au Japon, je l’ai passée à Asakusa. Spot touristique incontournable de Tokyo, je n’ai bien sûr pas la prétention de vous le faire découvrir. J’avais cependant vraiment envie de faire un article sur cet endroit tant il m’a charmé, l’espace d’une journée ensoleillée.
Je suis arrivé par le nord, et à pied, mon hôtel étant situé à une dizaine de minutes de marche d’Asakusa. Cette petite balade m’a donné l’occasion de découvrir un charmant petit parc : le Sumida-koen, situé à l’est du temple d’Asakusa. Ce parc, tout en longueur, serpente le long de la rivière du même nom. Je dois admettre qu’au mois de juillet, on a un peu l’impression d’arriver alors que la fête est finie. Au regard des nombreux cerisiers pas en fleurs bordant le chemin, je n’ai aucun doute, durant le hanami, l’endroit doit être tout simplement magique. Sinon rien de vraiment exceptionnel, si ce n’est une balade sympathique le long de la Sumida et un point de vue intéressant sur la Tokyo Sky Tree.
À la fin du parc, on arrive au niveau d’un pont rouge vif, l’Azuma Bashi. Si vous le traversez (vers la Tokyo Sky Tree), vous arrivez à Ryogoku, le quartier des sumotoris. Pour ma part, je me suis contenté de faire quelques photos de la flamme d’or du siège social de la société brassicole Asahi.
La porte Kaminarimon : cette image est sans doute une des plus connues de Tokyo. Et au nombre de touristes présents, on se rend compte de la renommée internationale des lieux. L’endroit est donc bondé de touristes, proies faciles pour les nombreux Japonais proposant des tours de « pousse-pousse » ou encore de «jinrikisha». Malgré ça, on ne peut qu’être impressionné par l’architecture massive et détaillée de l’édifice.
Passé cette première porte, une longue allée aussi commerçante que rectiligne offre une vue directe sur la seconde porte d’accès au temple, la porte Hozomon. On joue un peu des coudes, on se plait à entendre des langues aux accents encore plus lointains que le lointain dans lequel on est déjà. Les articles souvenirs sont nombreux et on se dit qu’au pire, on reviendra en urgence le dernier jour pour dépenser ses derniers yens. En attendant, on espère que ça sera moins cher ailleurs… J’ai fait une petite pause en savourant un thé glacé et des brochettes de pâte de haricots rouges. Ca a du bon de faire comme tout le monde !
Après la seconde porte, l’ambiance change du tout au tout. Certes, ça ne se désemplit pas, mais pour beaucoup, l’endroit est un lieu de vénération. Je suis au temple Senjo-ji et le grand écart est total entre les Japonais emprunts de piété et les curieux touristes. Les premiers venant pour se recueillir, les seconds venant, notamment, admirer les premiers se recueillir. L’atmosphère reste plus qu’agréable, et on se plait à observer tout ce petit monde aller et venir. Le shinto est encore aujourd’hui très important pour les Japonais et il suffit de rester quelques instants au Senjo-ji pour s’en rendre compte. La pagode à 5 étages est elle aussi impressionnante et on ne peut s’empêcher de faire le lien avec la Tokyo Sky Tree qui pointe à l’horizon. « Japon, entre tradition et modernité », je comprends à ce moment pourquoi les trois quarts des reportages sur l’archipel commencent par ce parallèle tant celui-ci frappe tous les sens une fois débarqué sur le sol nippon.
Après l’effervescence, il est bien agréable de sortir de l’axe principal pour découvrir les temples et les jardins entourant le temple. Et cela vaut aussi la peine de se perdre dans le quartier d’Asakusa. Je suis parti au nord, où j’ai découvert mon premier pachinko, pour redescendre ensuite par l’ouest. Plus on s’éloigne du Senso-ji, et plus le nombre de touristes va en décroissant. Pourtant, de nombreux petits commerces et restaurants, qui semblent installés là depuis toujours, donnent à Asakusa un vrai cachet. J’ai notamment découvert quelques rues commerciales couvertes tout à fait sympathiques. En se baladant un peu, on peut même trouver d’autres temples à apprécier. Si vous avez le temps, je ne peux que vous encourager à vous y perdre. Sinon, contentez-vous du Senso-ji et de ses deux portes gardiennes, cela sera déjà pas mal. Quoi qu’il en soit, j’espère que vous apprécierez autant que moi ce quartier de Tokyo.
La version mise en page et les photos sont disponibles sur la nouvelle version du blog: http://www.watashinokutsu.be