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La région de Nikko : les chutes de Kegon

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Je continue le récit de mon premier voyage au Japon avec une petite série d’articles à propos de la région de Nikko. Premier arrêt : les chutes de Kegon. Un paysage magnifique situé dans la préfecture de Tochigi, au nord de Tokyo.

Ces chutes d’eau comptent parmi les plus grandes du Japon, avec une hauteur totale avoisinant les 100 mètres. Une fois arrivés à Chuzenjiko Onsen (que nous traduirons ici par Chuzenjiko-les-bains ^^), nous avons pris l’ascenseur (payant) qui propose de descendre au pied des chutes afin de profiter d’une belle perspective. Le jour de notre visite, le débit était assez impressionnant. Le paysage est hypnotique, et hormis la chute d’eau principale, une multitude de ruissellements serpentent dans la vallée offrant l’illusion d’une véritable colline aquatique.

En été, il est bien agréable de profiter de la fraîcheur du coin et de rêvasser quelques instants devant le spectacle. L’endroit doit être tout simplement magnifique en automne. Et zut, je devrai revenir. C’est un arrêt qui semble assez fréquenté par les voyages scolaires, il vous faudra donc peut-être un peu de patience avant de profiter d’un moment de calme.

Une fois remonté, nous avons pris un rapide petit snack avant reprendre notre route. Il paraît que par là, il a des singes qui aiment traîner et embêter les touristes. J’admets être un peu déçu de les avoir ratés.

Plus d’informations sur les chutes (en anglais) sur www.japan-guide.com.

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Apprendre le japonais à Charleroi : nouveaux cours à partir de la rentrée 2012

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Apprendre le japonais à Charleroi : nouveaux cours à partir de la rentrée 2012
watashinokutsu / 14 août 2012 / Parler / Permalien Edit

Suite à un commentaire sur Facebook (rejoignez-nous!), je me fais ici le relais d’une information qui pourrait en intéresser plus d’un(e) ! En effet, les Cours Commerciaux Communaux de Charleroi ouvrent un cours du soir de japonais (niveau débutant 1 et 2) à partir de la rentrée 2012.

Voici quelques informations :

Durée des cours : 3h, de 18 h à 21 h en soirée la semaine.

Prix : environ 45€ (chiffre donné à titre indicatif, à vérifier lors de l’inscription). Les cours sont gratuits pour les 15-18 ans, les chômeurs, les minimexés et les personnes handicapées.

Qui ? Le professeur est Jean-Michel Abrassart, lecteur du blog, marié à une Japonaise et qui utilisera principalement la méthode « Minna no Nihongo ». Vous pouvez en apprendre plus sur lui via son profil Linkedin. Concernant les objectifs des différents niveaux, qui est mieux placé que le sensei en personne pour en parler  :

L’UF1 correspond à « japonais de la survie », l’UF2 à « vrai débutant » (pour donner une idée). En UF1 on voit les hiraganas, katakanas et environ une trentaine de kanjis de base. Le but est qu’à la fin de l’UF2 les élèves puissent passer le test kanken niveau 10 (lecture/écriture de 80 kanjis) {…}.

Si vous êtes intéressés, les cours commencent dès la première semaine de septembre. Pour toute information supplémentaire, contactez directement l’école :

Cours commerciaux communaux de Charleroi

Boulevard Emile Devreux

276000 CHARLEROI

Tél. 071-33 30 43.

Ca me paraît être un tout bon plan si vous habitez là région carolo, et en plus vous pourrez toujours allez manger au Tayiyou après les cours pour vous donner du courage.

Alors, qui se met au japonais à la rentrée ? Vous connaissez d’autres endroits où il est possible d’apprendre le japonais en Belgique (et environs) ? Quelles sont vos impressions ?

Si vous aussi vous avez envie de faire passer une information en rapport avec la culture japonaise en général (événements, cours, activités,…), n’hésitez pas à laisser un commentaire ici, sur Facebook ou sur Twitter. Vous pouvez également m’envoyer directement un message via le formulaire. Si l’information cadre avec la philosophie de watashinokutsu.be, je me ferai un plaisir de la relayer.

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Où dormir à Tokyo ? Aizuya Inn, un hôtel bon marché pour les routards !

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Il est bien difficile de choisir un endroit où dormir à Tokyo : l’offre est littéralement gigantesque, du plus traditionnel ryokan aux complexes hôteliers des plus modernes et luxueux. Évidemment, tout cela a un prix, et pour ma part j’avais choisi l’option globe-trotter, en tentant de trouver un endroit agréable, mais peu coûteux. Mon choix s’est finalement porté sur l’hôtel Aizuya Inn…

Le petit prix est incontestablement l’atout majeur de cet hôtel qui propose déjà des chambres simples aux alentours de 3300yen. En rajoutant 100yen pour la douche quotidienne, la note reste très correcte, surtout comparée aux prix moyens pratiqués à Tokyo. En plus, les tarifs sont dégressifs, ce qui peut s’avérer très intéressant si vous restez, comme moi, longtemps au même endroit.

Chambre simple ? C’est ici ce que vous apprendrez ce que cela veut dire : un futon (confortable), une mini table basse, un air conditionné (ultrasilencieux), une petite télévision, deux ceintres et c’est à peu près tout. Les chambres sont dépouillées et très petites, on comprend ici toute l’intérêt des télévisions à écran plat. Mais c’est le jeu, et on s’y attend : les tailles des chambres sont clairement indiquées sur le site en unité de mesure locale, le tatami (en gros 90x190cm pour un seul tatami, je vous laisse faire vos calculs). Détail qui a son importance : le WiFi est accessible gratuitement dans les chambres ! Prix bas, petite chambre, le lien est évident. Personnellement, cela ne m’a pas du tout dérangé et j’ai passé un excellent séjour. Il suffit d’un peu d’organisation.

Car il serait dommage de réduire l’Aizuya Inn à l’aspect financier: l’endroit est plein de charme et tenu avec le cœur. Une fois arrivé, j’ai été agréablement surpris par la gentillesse de l’accueil et par le professionnalisme du personnel. Raoul, le manager, parle français, ce qui est toujours très agréable et peut s’avérer utile en cas de petits ennuis. Au point de vue de la décoration, l’endroit est routard, mais sans en faire trop. C’est cosy et coloré, et il y a une atmosphère chaleureuse. Après quelques jours, on est content, le soir, de rentrer « à la maison » après avoir vu tant de choses dans la capitale japonaise. Le petit-déjeuner se prend dans un autre bâtiment à quelques pas de là, la formule de base est frugale, mais délicieuse. Ici encore, c’est la gentillesse du personnel que l’on apprécie le plus ! Pour le reste des facilités proposées, je vous renvoie bien évidemment au site internet. Je viendrais pointer un seul défaut concernant les chambres : l’isolation sonore. Cet aspect gagne d’autant plus en importance que le niveau de respect de vos voisins est bas. Dans le doute, je vous recommande donc de prévoir de protections auditives, pour ma part, cela m’a sauvé quelques nuits.

Un autre aspect important est la situation du « camp de base » lorsque l’on explore une ville aussi grande que Tokyo. À pied, l’Aizuya Inn est à 20 min d’Asakusa et à moins de 10 minutes de la station de métro Minami-senju située sur la très intéressante Hibya Line qui s’arrête notamment à Akihabara, Ginza, et Roppongi. La station est à quelques minutes de celle d’Ueno, ce qui facilitera vos déplacements en train, par exemple pour arriver et repartir de l’aéroport de Narita grâce à la Keisei Line. Niveau transport en commun, c’est donc particulièrement facile et bien desservi.

Le tableau est moins rose concernant le quartier dans lequel il est situé l’Aizuya Inn. La pauvreté est ici bien visible, et vous croiserez bon nombre de laissés-pour-compte. Revenir de Ginza ou d’Odaiba, royaumes des grands magasins, vers ce coin de la ville est d’ailleurs assez étrange, et cela permet sans doute de relativiser un peu l’idéale société japonaise en découvrant la misère de certains de ses habitants. L’endroit fourmille d’ailleurs d’hôtels à très bas prix que je suppose être destiné aux travailleurs journaliers, voire à la main-d’œuvre étrangère. Mais que cela ne vous effraye absolument pas. Nous sommes au Japon, et vous n’aurez aucun problème, même dans un quartier très pauvre. Si cela vous étonnera certainement les premiers jours, vous apprécierez par la suite le calme que cet endroit vous offre.

En conclusion, je vous recommande chaudement l’Aizuya Inn si vous cherchez un hôtel chaleureux et à prix réduit. Si votre horizon d’attente est celui d’un « routard » prêt à faire quelques concessions, vous ne serez absolument pas déçus et vous garderez, comme moi, le doux souvenir d’un petit « chez-soi » éphémère à taille humaine.

Toutes les informations sont bien évidemment sur le site internet : Aizuya Inn.

J’écris quelques lignes très ciblées en fin d’article afin de partager un petit souci technique qui m’est arrivé en début de séjour. N’ayant rien trouvé sur internet comme solution au moment de la panne, j’en parle afin que cela puisse éventuellement servir à d’autres. En arrivant au Japon, j’ai tenté de me connecter à l’internet partagé de l’hôtel. Mon MacBook Air arrivait bien à se connecter au WiFi, mais pas à naviguer sur internet. Après avoir essayé plein de paramètres différents, la solution a été de simplement attendre un jour ou deux. Ce serait un problème de sécurité ou de permissions, lié aux ordinateurs Apple, et qui semble se résoudre par lui-même avec le temps. Si vous avez un problème de connexion WiFi en arrivant au Japon avec votre Mac, patience !

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Une journée à Asakusa…

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Ma première journée au Japon, je l’ai passée à Asakusa. Spot touristique incontournable de Tokyo, je n’ai bien sûr pas la prétention de vous le faire découvrir. J’avais cependant vraiment envie de faire un article sur cet endroit tant il m’a charmé, l’espace d’une journée ensoleillée.

Je suis arrivé par le nord, et à pied, mon hôtel étant situé à une dizaine de minutes de marche d’Asakusa. Cette petite balade m’a donné l’occasion de découvrir un charmant petit parc : le Sumida-koen, situé à l’est du temple d’Asakusa. Ce parc, tout en longueur, serpente le long de la rivière du même nom. Je dois admettre qu’au mois de juillet, on a un peu l’impression d’arriver alors que la fête est finie. Au regard des nombreux cerisiers pas en fleurs bordant le chemin, je n’ai aucun doute, durant le hanami, l’endroit doit être tout simplement magique. Sinon rien de vraiment exceptionnel, si ce n’est une balade sympathique le long de la Sumida et un point de vue intéressant sur la Tokyo Sky Tree.

À la fin du parc, on arrive au niveau d’un pont rouge vif, l’Azuma Bashi. Si vous le traversez (vers la Tokyo Sky Tree), vous arrivez à Ryogoku, le quartier des sumotoris. Pour ma part, je me suis contenté de faire quelques photos de la flamme d’or du siège social de la société brassicole Asahi.

La porte Kaminarimon : cette image est sans doute une des plus connues de Tokyo. Et au nombre de touristes présents, on se rend compte de la renommée internationale des lieux. L’endroit est donc bondé de touristes, proies faciles pour les nombreux Japonais proposant des tours de « pousse-pousse » ou encore de «jinrikisha». Malgré ça, on ne peut qu’être impressionné par l’architecture massive et détaillée de l’édifice.

Passé cette première porte, une longue allée aussi commerçante que rectiligne offre une vue directe sur la seconde porte d’accès au temple, la porte Hozomon. On joue un peu des coudes, on se plait à entendre des langues aux accents encore plus lointains que le lointain dans lequel on est déjà. Les articles souvenirs sont nombreux et on se dit qu’au pire, on reviendra en urgence le dernier jour pour dépenser ses derniers yens. En attendant, on espère que ça sera moins cher ailleurs… J’ai fait une petite pause en savourant un thé glacé et des brochettes de pâte de haricots rouges. Ca a du bon de faire comme tout le monde !

Après la seconde porte, l’ambiance change du tout au tout. Certes, ça ne se désemplit pas, mais pour beaucoup, l’endroit est un lieu de vénération. Je suis au temple Senjo-ji et le grand écart est total entre les Japonais emprunts de piété et les curieux touristes. Les premiers venant pour se recueillir, les seconds venant, notamment, admirer les premiers se recueillir. L’atmosphère reste plus qu’agréable, et on se plait à observer tout ce petit monde aller et venir. Le shinto est encore aujourd’hui très important pour les Japonais et il suffit de rester quelques instants au Senjo-ji pour s’en rendre compte. La pagode à 5 étages est elle aussi impressionnante et on ne peut s’empêcher de faire le lien avec la Tokyo Sky Tree qui pointe à l’horizon. « Japon, entre tradition et modernité », je comprends à ce moment pourquoi les trois quarts des reportages sur l’archipel commencent par ce parallèle tant celui-ci frappe tous les sens une fois débarqué sur le sol nippon.

Après l’effervescence, il est bien agréable de sortir de l’axe principal pour découvrir les temples et les jardins entourant le temple. Et cela vaut aussi la peine de se perdre dans le quartier d’Asakusa. Je suis parti au nord, où j’ai découvert mon premier pachinko, pour redescendre ensuite par l’ouest. Plus on s’éloigne du Senso-ji, et plus le nombre de touristes va en décroissant. Pourtant, de nombreux petits commerces et restaurants, qui semblent installés là depuis toujours, donnent à Asakusa un vrai cachet. J’ai notamment découvert quelques rues commerciales couvertes tout à fait sympathiques. En se baladant un peu, on peut même trouver d’autres temples à apprécier. Si vous avez le temps, je ne peux que vous encourager à vous y perdre. Sinon, contentez-vous du Senso-ji et de ses deux portes gardiennes, cela sera déjà pas mal. Quoi qu’il en soit, j’espère que vous apprécierez autant que moi ce quartier de Tokyo.

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J(apon) - 7

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Cette fois-ci, ça se rapproche vraiment : je pars dans moins d’une semaine. Samedi prochain, je prendrai l’avion pour mon premier voyage au Japon. Comme certains l’ont déjà lu, je resterai principalement à Tokyo et ce pendant 2 semaines. Je me propose de partager avec vous quelques réflexions avant le départ.

Au niveau du programme brièvement présenté dans l’article précédent sur le budget, j’ai décidé d’effectuer quelques changements. Finalement, je n’irai pas au sommet du mont Fuji. J’ai de plus en plus de doutes sur l’intérêt de l’ascension, surtout au regard de la fatigue occasionnée. Je ne dis pas que ce ne sera pas à l’ordre du jour d’un prochain voyage, mais pour l’instant, ce n’est plus dans mes priorités. Et puis, ça me fait aussi gagner de la place dans mes bagages en évitant de prendre mes chaussures de marche et mon polar. Ce qui n’est pas négligeable lorsque l’on essaye de partir léger pour pouvoir revenir plus lourd, shopping oblige.

Par contre, sur invitation d’un ami, j’ai décidé de quitter Tokyo pour visiter Nikko et la région de Nasu. Je quitterai donc quelques heures la jungle urbaine pour visiter la ville aux nombreux temples classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Au-delà de cet argument tout droit tiré d’une brochure pour touristes de passage, je pense vraiment que je vais aimer. Au pied des montagnes et au milieu des forêts, il parait que certains temples valent vraiment le détour. Une belle escapade en perspective.

La moins bonne nouvelle c’est que j’ai dû revoir le budget à la hausse de 10 % environ. Pas besoin de chercher bien loin l’explication, il suffit de voir l’évolution du cours du yen. En parlant de ça, j’ai vécu un moment d’absurdité total au moment de les commander. Je téléphone à ma banque qui me donne un taux de change d’environ 3 ou 4 % inférieur au cours en temps direct, commission oblige. J’essaye de négocier et l’employée me conseil de contacter un bureau de change spécialisé qui en principe propose des taux plus avantageux. Ce que je fais, et là, c’était une commission d’environs 8-9 % qui était retirée. Devant ma stupéfaction, ils ont quand même tenté un « on peut vous faire un prix »… Je téléphone donc une deuxième fois à ma banque et là, en 10 minutes, comme par magie, le taux de change avait changé alors que l’on m’avait certifié auparavant qu’il était fixé une fois par jour. Heureusement en ma faveur, j’ai pu profiter de ce quiproquo qui en dit long sur l’efficacité et la pseudorationalité de certains calculs banquiers.

Pourquoi je vous raconte ça ? Simplement pour que vous soyez vigilant sur la question et que vous compariez différentes offres à plusieurs moments dans la période précédent votre départ. Une différence d’1 % ou 2 % peut vite être significative sur des sommes importantes.

Concernant les achats de dernière minute, je me suis offert le Tokyo City Atlas recommandé par le guide du routard. Je le trouve extrêmement clair et pratique à priori. Je vous ferai un petit test à mon retour. Sinon rien de très original : un petit sac à dos pour les sorties quotidiennes, une boussole de poche et un portefeuille de voyage.

Je ne peux que vous inviter à repasser sur le blog dans les semaines à venir. Pendant mon voyage, je donnerai la priorité à des articles à chaud assez courts avec des photos pour vous faire partager l’ambiance. Les articles de fond viendront dans un second temps, et ce dès mon retour.

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Chez Riz - un restaurant asiatique incontournable à Namur

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Décidément, niveau cuisine asiatique, les Namurois sont gâtés. Après, je l’espère, vous avoir mis l’eau à la bouche avec les délicieux ramen de chez Ninja Noodles, voici un petit article sur un autre coup de cœur gastronomique.

Chez Riz, c’est un sans faute ou presque. Situé en plein cœur de la ville, avec une entrée rue de la croix et l’autre place du vieux marché, ce restaurant vous accueille dans un cadre magnifique. J’adore la décoration moderne et épurée, alliant design et touches asiatiques. L’endroit est très charmant, « lounge » sans en faire trop avec une musique à propos et très relaxante. Un havre de paix qui invite tout simplement au voyage. J’apprécie vraiment les « tableaux végétaux » accrochés au mur qui donnent vraiment un côté zen et naturel à l’ensemble.

Beau, calme, relaxant… si le cadre est important, il ne suffit pas à faire un bon restaurant. Et c’est là que Chez Riz continue admirablement sur sa lancée. C’est tout simplement excellent ! J’y suis allé de très nombreuses fois et je n’ai jamais été déçu. J’ai goûté de nombreux plats présents sur la carte et tous m’ont laissé de très bons souvenirs. La cuisine est d’inspiration japonaise mais laisse avec justesse la porte ouverte à d’autres spécialités asiatiques.

Je vous propose une petite sélection histoire de vous mettre en appétit. En entrée, le potage aux gyoza est déjà phénoménal. Ceux-ci sont manifestement faits “maison” et la soupe est bien relevée et savoureuse. Quant aux tempuras, ils sont légers et croustillants, du plaisir en beignets.

Concernant le plat principal, il est bien difficile de trancher. Les sushis sont selon moi de très bonne qualité et je me laisse souvent tenter. Cependant, il est clair que le choix est relativement limité et que l’on retrouve uniquement les grands « classiques » : thon, saumon, scampi, omelette…

Si vous préférez manger chaud, vous aurez l’embarras du choix. Personnellement, j’ai un gros coup de cœur pour le bœuf aux deux oignons qui est vraiment savoureux. Mais pourquoi ne pas vous laissez tenter par un poulet au curry rouge ou une spécialité teppanyaki ? Ces dernières valent également le détour ! Chez Riz propose aussi une spécialité de la maison : un bol en fonte arrive brûlant sur votre table et le ou la serveur(se) prépare alors devant vous votre repas qui cuit instantanément. Je dois avouer que je n’ai jamais testé cette formule. Il est à noter que la possibilité est offerte d’emporter les plats, ce qui peut toujours être intéressant.

En semaine et le midi, ce restaurant du centre de Namur propose une formule lunch sympathique et démocratique dans un style « bento ». Cerise sur le gâteau, les desserts m’ont également laissé un excellent souvenir. Alors, que demander de plus ?

Et bien pas grand-chose, surtout que l’accueil est toujours souriant et très professionnel. Parfois très rapide, que ceux qui aiment prendre le temps au restaurant préviennent les serveurs. Je trouve que l’addition est très correcte pour une cuisine de cette finesse et un moment de cette qualité.

Chez Riz est vraiment un des restaurants asiatiques incontournables à Namur. Vous l’aurez compris, j’ai été conquis aussi bien par la cuisine raffinée que par le cadre charmant.

Une dernière suggestion pour conclure cet article coup de cœur ? Je suis sûr que le thé au riz grillé saura vous surprendre agréablement en fin de repas.


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Colorful, l’histoire chromatique d’un revenu

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Surpris, c’est ce que j’ai été en visionnant le film Colorful de Keiichi Hara. Cet anime raconte l’histoire d’un esprit qui doit, contre son gré, revenir sur terre. Ce sera dans le corps de Makoto Kobayashi, un jeune garçon qui a tenté de mettre fin à ses jours. Un nouveau départ compliqué d’une âme greffée sur un corps inconnu et guidée par Purapura, l’envoyé espiègle du monde des morts. Sans connaître son passé, comme être au présent ? Et pour quel futur ? Beaucoup de questions qui trouveront des réponses, à condition de ne pas commettre les mêmes erreurs.

À vrai dire, vu le titre et les quelques images publicitaires aperçues, je m’attendais à un film léger et accessible. Un truc bien « mainstream », rempli de petits lapins jouant à cache-cache avec les arcs-en-ciel.

J’ai vite compris que Colorful ne mangeait pas de ce pain. Que du contraire, le long métrage tire un portrait dur de la famille japonaise moderne. Le gamin a essayé de se suicider : parents absents, frère prodige et harcèlement à l’école. Phénomène d’ailleurs très répandu au Japon et qui a même droit à un joli petit nom : l’ijime. Comme si ce cocktail détonnant ne suffisait pas, il va faire des découvertes assez glauques devant un love-hôtel, je vous passe les détails.

On est donc loin, très loin, du monde mignon des arcs-en-ciel. Ca m’apprendra à ne pas me renseigner sur ce que je regarde. Mais très vite, on apprécie l’originalité et on plonge dans l’histoire. L’empathie joue a plein régime, on se sent mal et on ne peut s’empêcher de lâcher un « mais vas-y enfin, reprend-toi mon gars ! » dans un grand cri aigre-doux perplexe face à l’attitude de Makoto. Car même si certains passages tirent en longueur, ça vaut vraiment la peine de s’accrocher.

Au niveau de l’animation, celle-ci est parfois fort rigide, à l’image des personnages au fond. Si c’est voulu, l’effet est plutôt réussi. Ce n’est de toute façon pas un film de ninjas, l’action attendra… On remarque quelques bonnes idées de mise en scène comme l’ouverture du film notamment. Certains petits détails sont aussi très réalistes et bien trouvés, ce qui vient enrichir le tout.

Si Colorful devait être un « vrai » film, avec de vrais morceaux d’humains dedans j’entends, ce serait plus Tokyo Sonata que l’élève Ducobu. Mais encore faut-il admettre que le deuxième est un « vrai » film, ce que l’on va faire, sinon on ne va jamais s’en sortir.

Que diriez-vous d’une belle lapalissade en guise de conclusion ? Colorful, c’est plein de couleurs ! Et pas seulement celles de l’arc-en-ciel. Il y a aussi le rouge colère, le noir deuil, le vert envie et le jaune trahison. Ce serait donc ça, le message ?

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Samourai Champloo, des beats et des baffes

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Après le remarquable Cowboy Bebop, je n’avais qu’une envie : retrouver autant de plaisir avec une autre série animée. C’est donc assez logiquement que je me suis tourné vers l’autre série de Shinichiro Watanabe : Samourai Champloo.

Fini les raves party intergalactiques et autres cabrioles oniriquo-spatiales. Samourai Champloo nous emmène au Japon pendant la période Edo. Retour en arrière donc, mais pas vraiment non plus, vous allez vite comprendre. L’histoire prend vie autour de la jeune Fuu accompagnée de ses deux gardes du corps improvisés: Mugen le bourrin de service et Jin le stoïque de conviction. L’unique point commun des deux acolytes est leur talent de combattant, pour le reste, ils sont carrément incompatibles et jurent d’en découdre une fois le moment venu. Les 3 compères doivent retrouver le samouraï qui sent le tournesol, entourloupe scénaristique servant de prétexte pour confronter nos amis à une multitude de situations carrément délicates et de rencontres loufoques.

Jusque-là, rien de bien transcendant. Et pourtant Samourai Champloo est le fruit d’une réalisation tout à fait hors du commun. Le style du « road movie » est magnifiquement revisité en 26 épisodes qui sont manifestement le fruit d’une démarche originale qui donne à cette série une empreinte unique. Il y a d’abord une infinité d’anachronismes, des lunettes de Jin, au style de combat/breakdance de Mugen, jusqu’au langage et au ton utilisé par les protagonistes. On est proche ici d’un effet Kaamelott créant une tension constante absolument déroutante de plaisir. Toujours sur la langue, et une fois n’est pas coutume, la version française vaut largement son pesant de cacahuètes. L’adaptation et le jeu des acteurs donnent une ampleur supplémentaire qui n’est pas accessible avec la v.o, à moins d’être passé maître dans le japonais graveleux des arrière-boutiques des salles de pachinko. Le vocabulaire est cash et trash, un dessin animé pour les parents et grands enfants.

Samourai Champloo déborde de dialogues aux petits oignons remplis d’humour, mais aussi de scènes d’actions très bien réalisées. Par rapport à Cowboy Bebop, le saut qualitatif de l’animation est flagrant. Le point commun avec le grand frère cosmique est le soin apporté à la composition et l’intégration de la bande sonore. On quitte ici le jazz et le blues pour un univers hip-hop réalisé grâce à la collaboration plusieurs artistes japonais et américains : Nujabes, Force of Nature, Tsutchie, Fat Jon… Le résultat est plus que convaincant et renforce encore l’originalité de la série de Watanabe. Elle a d’ailleurs été pour moi l’occasion de découvrir le trip-hop de Nujabes qui a été une vraie révélation musicale. Je vous en reparle bientôt.

L’histoire principale est certes très légère, mais on ne boudera pas pour autant Samourai Champloo qui regorge de bonnes idées et de moments cultes. Humour, action, originalité : un cocktail explosif qui vous donnera, à coup sûr, l’envie de prendre la route avec Jin, Fuu et Mugen.

Chers lecteurs, après Cowboy Bebop et Samourai Champloo, quelle série animée me conseillez-vous pour continuer en beauté  ?

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Thermae Romae t.1, ave Lucius-san !

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« Le manga événement à 3 millions d’exemplaires ». Fallait-il encore en rajouter ? Si vous êtes passés dans votre librairie récemment, vous avez sans doute dû vous arrêter devant la couverture de Thermae Roame. Une statue romaine sur un manga ? Et pourquoi pas ? Écrit par Mari Yamazaki et édité par Casterman sous le label Sakka, je vous propose une critique à chaud du dernier venu dans ma collection.

Thermae Romae est basé sur ce que j’appellerai ici un principe « pépite » qui, à lui seul, vous donne envie et d’en découvrir plus. Vous l’aurez compris, l’idée géniale est ici de nous emmener à Rome, il y a un peu moins de 2000 ans, en 128 de notre ère très exactement. On découvre Lucius, architecte en panne d’inspiration qui n’arrive plus à vendre ses plans. Alors qu’il vient de se faire remercier par son patron, il se rend aux thermes avec un ami. Par une entourloupe scénaristique dont je vous laisse la surprise, il se retrouve alors parachuté dans le Japon… actuel.

Tout le monde s’accordera sur l’originalité du scénario, cela va sans dire. Je ne peux qu’encourager les réticents à essayer car, personnellement, j’ai vraiment adoré ce premier tome. Vous imaginez bien qu’un tel bond historique et culturel donne lieu à des situations tout à fait surréalistes. Mari Yamazaki, qui vit au Portugal et qui est passionnée par l’Europe, nous livre ici un regard croisé absolument savoureux d’un intérêt quasi anthropologique. Onsen japonais et thermes romains, un parallèle étourdissant d’évidence qui unis deux peuples jusque dans leurs moments les plus intimes. Il fallait y penser.

Ce peplum-manga baigne également dans l’humour et dans les références culturelles et historiques. On s’amuse certes, mais on en apprend aussi pas mal sur la vie quotidienne et les habitudes des Romains et des Japonais. Les chapitres sont ponctués par une double page d’explication de l’auteure sur ses recherches documentaires et sur sa démarche. Pour une fois, c’est plutôt bien fait et intéressant.

Concernant le trait, j’ai également été surpris positivement. D’abord, les décors sont très cohérents, bien remplis et détaillés : tout ce que j’aime. Au début, j’ai été dérouté par les personnages romains. Leur style est très différent ce qu’on peut voire habituellement : on sent la volonté de marquer la différence avec les personnages japonais qui, eux, sont dessinés dans un pur style manga. Ça se traduit selon moi surtout au niveau des yeux. Ce qui déroute aussi, c’est une certaine non-expressivité sur les visages de Lucius et de ses amis. Relativement figé, peu naturel, et enchainant les postures caricaturales, de véritables statues habitent ce livre. Et c’est LE coup de maître de Yamazaki qui se mue alors en sculptrice: elle joue constamment et brillamment sur les clichés que nous avons de la « romanité ». Un véritable vent de fraîcheur sur cette époque 1000 fois revisitée. Pour moi, cet aspect justifie à lui seul l’achat de ce manga. Quel plaisir de voir s’animer ces figures de marbres. On jubile.

Je pensais faire une critique rapide, mais il y a tant à dire. Impossible de ne pas parler de l’excellent travail d’adaptation de la version française. Le langage utilisé est châtié et délicieusement rétro. La couche de cohérence supplémentaire qui tient ensemble les pièces de ce bel édifice.

Au final, ce premier tome est absolument indispensable. On ne s’ennuie pas et on s’amuse des allées et venues de notre ami Lucius. Le risque est évidemment que le principe s’essouffle et qu’il lasse sur la longueur. Après un premier tome plus que prometteur, la suite sera-t-elle d’aussi bonne facture ?

Alea jacta est…

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Mes prévisions de budget pour un voyage au Japon, 2 semaines à Tokyo pour 1960€

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Que l’on ne se méprenne pas ici sur mes intentions. J’écris cet article en étant motivé par un double objectif. Celui, d’abord, de partager le fruit de mes recherches et mes prévisions de dépenses. Celui, ensuite, de recueillir quelques avis de voyageurs plus aguerris afin d’ajuster ces quelques estimations.

Rendons à César ce qui appartient à César, si vous avez déjà commencé à réfléchir à un éventuel voyage Japon, vous êtes très certainement tombé sur cet article de l’excellent Kanpai! « Circuit au Japon : 15 jours pour 1800€ (exemple de budget)». Je me suis donc basé sur ce canevas pour créer, à mon tour, mon propre exemple de budget.

Le premier aspect à prendre en compte, et qui aura une importance de taille sur vote décompte final, c’est les cours du Yen et de l’Euro. Et oui, si pour 1 euro vous obtenez 100 yens au lieu de 160, cela aura forcément une incidence sur l’addition finale. Ces cours varient constamment en fonction de la conjoncture économique et il y aura donc toujours une part de surprise (bonne ou mauvaise) dans vos prévisions de budget. Il faut se rendre compte que l’on paye en euro uniquement les achats effectués avant le départ et les billets d’avion (soit un peu moins de la moitié du budget présenté ci-dessous), pour le reste, ce sera en Yen. Restez donc vigilant sur la question, les différences de cours peuvent être significatives, même en quelques jours. Malheureusement, à part prévoir une part fluctuante a votre budget, il n’y pas grande chose à faire, sauf si, bien sûr, vous avez des dons de voyance où que vous êtes «trader» à la City.

Ensuite, et excusez l’évidence du propos, il faut vraiment connaitre quel style de voyageur vous êtes : hyperactif, amateur de luxe, shopping-addict… Le budget présenté ici est celui d’un voyage en solitaire réalisé en juillet 2012 sur un mode relativement « routard » qui essaye de faire au moins cher sur certains postes (transports, logements) afin de pouvoir profiter du reste et de s’en sortir pour moins de 2000€. Mon choix est de rester la plupart du temps à Tokyo pour économiser sur les trajets de train, luxe que je peux m’octroyer car un deuxième voyage est d’ores et déjà prévu. Mais ça, c’est une autre histoire…

Le budget réalisé ici se base sur un cours de 110 yens pour 1 euro, cours approximatif au moment de rédiger l’article (début avril 2012). Un site parmi tant d’autres pour obtenir le cours en temps réel.
Achats avant le départ : 175€

Ça dépend ce que vous possédez déjà et de ce que vous compter faire comme voyage, mais il y a un indispensable, c’est le passeport. En Belgique, en refaire un nouveau m’a coûté 90€. Obligatoire pour le Japon, il est impossible de s’en passer. Que les distraits se rappellent qu’en faire faire un en procédure expresse (en 1 jour ouvrable) coûte la coquette somme de 259€. Ça doit varier en fonction des communes et des pays, mais faite tout de même attention. Niveau formalité, il faut aussi penser à une assurance voyage/santé. J’avoue ne pas avoir encore étudié en profondeur la question, je m’abstiendrai d’aller plus loin sur ce point.

Autres dépenses que j’ai vraiment jugées utiles, c’est un dictionnaire français/japonais (30€) et le guide de routard (15€). Je partirai aussi avec un guide de conversation acheté il y a de ça quelque temps. Pour l’anecdote, je pense aussi m’acheter une boussole (10€), histoire d’avoir un filet de sécurité si je suis totalement perdu, ainsi que des cartes de la ville (pas encore en ma possession, estimation 20€).

Et puis, il y a évidemment tout le reste qui dépendra de ce que vous avez déjà et de la formule choisie: sac à dos, bonnes chaussures, matériel photo/vidéo…
Avion : 679€

Le poste le plus important avec le logement, le prix de vos billets d’avion influencera grandement le niveau final de votre budget. En partance de Bruxelles, la solution la moins chère semble être de passer par Aeroflot. J’ai en effet repéré chez la compagnie russe des allers/retours avec une escale à Moscou aux alentours de 550€, mais il faut s’y prendre plusieurs mois à l’avance et ne prendre aucune possibilité d’annulation.

J’ai finalement opté pour Alitalia avec une escale à Rome et toujours sans possibilité d’annulation, pour 679€.
Logement : 401€

Le logement est très cher à Tokyo, il faut faire avec. Si vous voulez vous en sortir pour pas cher, il va falloir faire des compromis. J’ai opté pour une chambre single de petite taille (3 tatami) et avec un futon à la japonaise. Avec un petit-déjeuner léger et une douche payante par jour, j’en suis à 400€ au total.

Pour trouver moins cher, il faut soit partir à plusieurs et louer un appartement, soit tenter de dormir en dortoir ou en capsule. Sur une durée de 15 jours, j’avais un peu peur pour ma santé mentale. Et puis il y a évidemment plus cher, de «un peu» à «beaucoup». Pour ma part, c’est décidé, je me réserve les plaisirs du ryokan traditionnel pour plus tard.
Transports : 200€

J’ai eu plus de mal à estimer le prix des transports, surtout que je ne compte pas fixer mon programme totalement à l’avance. Il y a donc une part d’incertitude. Pour les déplacements au quotidien en métro et en train dans Tokyo, je compte environ 100€ pour les deux semaines. J’espère avec cette somme pouvoir pousser une pointe jusque Kamakura et éventuellement Enoshima.

Sinon, je sais déjà que je dois prévoir 5800 yens pour le train aller/retour entre l’aéroport et la station d’Ueno. Je sais aussi que pour mon excursion au mont Fuji, je dois compter 5200 yens de bus au total.
Nourriture : 205€

Ici aussi, c’est une estimation théorique à partir de mes lectures sur internet. Bon mangeur avec plein d’envies de spécialités, je compte me focaliser sur les petits restaurants typiques et sympas. J’éviterai cette fois le bœuf de Kobe et les restaurants étoilés. Je prévois 1500 yens par jour, ce qui multiplié par 15, donne environs 205€.
Loisirs : 300€

Finissons en beauté avec le poste loisir. Éminemment subjectif, il dépendra hautement de vos envies. Je m’accorde 20€ par jour pour les visites et le shopping. J’espère arriver à m’y tenir, mais je pense cette estimation assez réaliste.
Conclusion : 2 semaines pour 1960€.

Au risque de me répéter, il y a encore moyen de faire moins cher. Je reviendrai sur ces prévisions à l’issue de mon voyage pour vérifier si elles étaient réalistes ou non.

Moins de 2000 euros pour deux semaines de voyage au Japon, à Tokyo, le pari est tenu. Je peux maintenant ranger ma calculette et commencer à prier pour avoir un petit coup de pouce du destin sur la question au niveau du taux de change.

Alors, réaliste ce budget ?

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Pluto, retour gagnant vers le futur.

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Décidément, je ne suis pas à jour dans mes lectures. Alors que l’événement manga du moment est la sortie de Billy Bat, le dernier manga en date de Naoki Urasawa et de Takashi Nagasaki, je viens seulement de finir la série Pluto, fruit de leur collaboration précédente.

Avec Taniguchi, Urasawa et selon moi un des plus grands « senseï » du manga adulte (seinen) de notre époque. Des styles radicalement différents séparent les deux hommes, mais l’envergure du talent est quant à elle largement partagée. Il est vrai qu’à part Pluto et le début de Monster, je n’ai pas encore beaucoup lu de Urasawa. Pourtant, ces œuvres me procurent un sentiment unique et rare. Ouvrir un Urasawa, c’est être ébloui par la beauté, le réalisme, et la finesse des traits. C’est découvrir des visages au style unique, mais aussi plonger dans un autre monde, un vrai.

Et c’est bien là ce que je préfère chez cet auteur : le gigantisme et la complétude des mondes qui sont offerts à découvrir. On a littéralement le vertige face au nombre de personnages rencontrés et lieux visités. Le lecteur est ici un explorateur conquis et baladé par la plume du maître. Il est aussi psychologue, et il tente de percer les secrets des personnages et de comprendre la nature complexe des relations qu’ils entretiennent entre eux. Rentrer dans des récits aussi complets et cohérents est tout simplement grisant de plaisir et très confortables pour le lecteur qui n’a qu’a se laisser porter par le cours des événements.


Dans Pluto, Naoki Urasawa s’allie une fois de plus à son fidèle coscénariste, Takashi Nagasaki, pour adapter l’histoire d’Astroy Boy du mangaka Osamu Tezuka. Ce dernier est considéré comme l’un des, si pas le, fondateurs du manga moderne. S’attaquer à un tel mythe était donc carrément risqué, voire suicidaire, mais pas pour Urasawa qui revisite le chapitre initialement paru en 1964 et intitulé « Tetsuwan Atomu : le robot le plus puissant du monde… ».

Autant vous l’avouer tout de suite, je n’ai encore jamais lu un manga de Tezuka. Je vois déjà la foule en colère me « cyberlapider » pour cause de blasphème… Je compte bien remédier à cet état de fait au plus vite. Soyons un peu positifs, l’avantage est que cela me permet de vous donner mon avis sur la série Pluto sur ce qu’elle est, et non sur son rapport avec l’œuvre originale.

Dans Pluto, on est enfait plus tard. Futur où êtres humains et robots hyper perfectionnés vivent et meurent ensemble. Et puis un jour, un meurtre : celui de Mont-Blanc, robot surpuissant, héros de guerre, reconverti en garde forestier protecteur des forêts suisses. Le monde entier est bouleversé et l’enquête de l’inspecteur Gesicht peut alors commencer. Une enquête complexe et prenante, riche en rebondissements, qui ne laisse pas de places aux temps morts. Beaucoup d’interrogations qui trouveront leurs réponses à l’issue de l’aventure, laissant le lecteur pantois d’admiration pour l’agencement général du récit. Urasawa et Nagasaki maîtrisent leur narration du début à la fin et distillent savoureusement les éléments de l’intrigue.

C’est donc sur le mode policier que l’on découvre un univers futuriste qui n’en fait jamais trop. On n’est pas assommé par la profusion de gadgets en tout genre, et on se concentre vraiment sur l’essentiel : la relation entre les hommes et robots. Car si je devais définir Pluto sous un seul angle, ce serait celui d’un jeu de frontières, de limites. Celle entre les humains et les robots est sans doute la plus remarquable : qui est qui ? Résumé en 3 mots de la tension faisant constamment progresser le récit. Jeux de frontière également sur la place des personnages : qui est le héros ? Pas mal de surprises aussi de ce côté-là. Et puis, l’éternelle question de la limite entre le bien et le mal. La conclusion du manga est touchante de naïveté et rappel à ceux qui l’auraient oubliée (lisent-ils seulement des mangas ?) leur âme d’enfant.

La cerise sur le gâteau, c’est la magnifique édition où chaque tome débute par quelques pages en couleurs absolument magnifiques. Je suis fan de ce genre d’excursions colorées qui servent magnifiquement de pivot à la suite en noir et blanc. On apprécie également les commentaires présentés à la fin de chaque livre permettant de mettre en perspective la démarche d’Urasawa/Nagasaki et l’ampleur du phénomène Tezuka à l’époque.

Crédibilité des personnages, profondeur de l’univers, suspens et originalité de l’intrigue… autant de caractéristiques de ce tour de force réalisé par des géants du manga contemporain. Naoki Urasawa et Takashi Nagasaki jouent avec le lecteur, c’est clair… La délicieuse impression d’être baladé par des maîtres qui possèdent toujours une longueur d’avance.

Prochaine étape : Tezuka.

Si vous vous intéressez à Urasawa, il y a UN site francophone à découvrir absolument qui lui est entièrement consacré : www.labasesecrete.fr

Les 8 tomes de la série sont déjà tous paru chez Kana.

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“Hello Friends” - 45

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45 est un groupe japonais que j’ai récemment découvert grâce à Spotify et qui, je dois l’avouer, m’a directement beaucoup plus. Le propulseur du groupe est « Swing-O », musicien qui se définit lui-même comme producteur, compositeur et joueur de piano. Son site est bien rempli et on découvre qu’il multiplie les projets musicaux en solo ou en groupe. L’homme a l’air très prolifique, mais je me contenterai ici de vous parler d’un petit morceau de son oeuvre, à savoir son groupe, 45.

Un piano, une contrebasse, une batterie et du talent. Ingrédients classiques pour un cocktail qui donne la pêche ! Précision à ce stade, je n’ai écouté en profondeur que le premier album du groupe intitulé « Hello Friends ». J’hésite encore à acheter les 2 autres via iTunes où à attendre mon premier voyage au Japon pour ramener les bon vieux CD.

Un mélange de plein de choses que j’aime, c’est comme ça que je définirai le style de 45. C’est d’abord un côté jazz aux accents saoul et funk qui vient titiller l’oreille, le tout dans des couleurs très gaies et dans une bonne humeur contaminante. Il n’y a pas que le port du chapeau qui semble réunir Jamiroquaï et 45. Et puis, il y a aussi un côté plus trip-hop dans l’ambiance de Nujabes (je vous en parle bien vite !). Quelques samples bien placés, sons électroniques, beat saupoudré de hip-hop, autant d’indices qui justifient amplement le rapprochement.

Relativement peu de voix sur l’album, l’accent est clairement mis sur le travail musical des instruments. Pas de chanteur attitré donc, mais des samples vocaux ou des collaborations en fonction des morceaux. Le gros point fort du groupe est pour moi la qualité des arrangements. Le travail de composition est très costaud et les musiciens sont vraiment excellents.

Je commence par vous mettre LA chanson qui m’a séduite : Tokyo Jazz Freak. On retrouve bien le coté trip-hop et les lignes de piano sont merveilleusement distillées, quelle maîtrise ! Encore !

http://youtu.be/kCT2FpHM6R8

Deuxième extrait de l’album, « Underground Superstar » en featuring avec Yu. Création fleuve électro-latino-saoule avec des montées en puissance plus que jouissives.

http://youtu.be/0vOKYR4u9v0

Pour finir en beauté, un clip extrait de leur dernier album intitulé « Stop ! Look ! Listen ! » avec la chanson « Much Longer » en collaboration avec la chanteuse Gizelle Smith. C’est très formaté « single » et « grand public », mais il est difficile de ne pas battre la mesure tant le swing de ce morceau est entraînant.

http://youtu.be/kMkJ2xG_skI

Comme quoi, la j-musique, ce n’est pas que de la j-pop… j-ouf !

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J’ai mes billets d’avion !

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C’est avec beaucoup d’émotions que je vous annonce l’ouverture de la section voyage de ce blog. Et oui, je me suis finalement décidé : je pars au Japon.

Un premier voyage dans l’archipel, un premier voyage aussi loin, un premier voyage seul : une aventure extraordinaire à mon petit niveau. C’était l’occasion pour moi, à la sortie des études et à l’entrée de la « vie active » (je hais cette expression). Un voyage qui sera et est déjà initiatique, un tournant…

Je partirai donc du 30 juin au 15 juillet à Tokyo. Je me réserve Kyoto (et tout le reste) pour un second voyage. Je passerai donc deux semaines au cœur de l’agglomération la plus peuplée du monde, avec 13 millions d’habitants rien qu’en son centre, soit plus que la population belge totale. J’ai des milliers d’envies pour ce voyage, évidemment. A priori je compte :

- visiter les différents lieux « incontournables » : temple d’Asakusa, Shibuya, Roppongi, parc d’Ueno, Tour de Tokyo…

- essayer de découvrir un petit bout du Tokyo des tokyoïtes… quartiers résidentiels, supermarchés, marchés aux poissons de Tsukiji…

- quelques visites de musées…

- une excursion au sommet du Mont-Fuji.

- une journée ou deux à Kamakura/Enoshima pour profiter un peu de l’air marin.

J’espère évidemment faire connaissance avec quelques habitants locaux. Et puis je compte bien profiter au maximum de la gastronomie locale. Le programme est déjà bien rempli mais je suis décidé à flâner et me laisser aller à l’envie du moment… bref, vacances et découvertes en mode “zen” !

Voyage en « solitaire » mais pas vraiment. Je vous tiendrai au courant de mes préparatifs et je partagerai avec vous cette expérience unique… conseils, états d’âme, photos, vidéos… Je ne vous oublie pas !

Cela dit en passant, si par le plus grand des hasards, vous êtes à Tokyo à la même période, je suis partant pour boire une petite ビール (biiru) !

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«Sur la route d’Okinawa» – Pascal Cardeilhac

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Je vais commencer par ce qui sera la conclusion : il y a vraiment quelque chose d’unique dans ce reportage. Sans hésité, « Sur la route d’Okinawa » est vraiment un des plus beaux documentaires qu’il m’a été donné de voir sur le Japon.

Ce qui touche d’abord, c’est la démarche : traverser le Japon en partant de son extrême nord (le cape Soya dans la préfecture de Wakkanai) pour arriver à son extrême sud-ouest sur l’île d’Okinawa. 3000 kilomètres à vol d’oiseau, 6000 kilomètres réellement parcourus, le tout en stop et en « solitaire ».

Aux antipodes de Pékin express et autres «aventures» préfabriquées, on touche ici à l’essence de ce que signifie le mot « voyage ». Éblouissant de sincérité, Pascal Cardeilhac est juste humain, entre fragilité sincère et émerveillement contenu. Il tombe juste, sans jamais en faire trop. On est loin, très loin, des clichés habituels: pas de « wouaw » à tous les coins de rue, juste un partage d’expérience profondément poétique. Car la prouesse est ici de faire ressentir de si près et en finesse cette ambiance typiquement japonaise.

Ce qui touche aussi, ce sont les Japonais, tout simplement. Preuve est encore faite de leur grande générosité. Des dizaines de rencontres, souvent incroyables, que nous partageons avec beaucoup de plaisir au fil de la chaîne de solidarité qui permet à notre aventurier d’avancer dans son périple. Qu’il est bien triste de les quitter.

La réalisation est évidemment travaillée, le monsieur est monteur de profession et cela se sent. Comment ne pas penser à « J’irai dormir chez vous » de Antoine de Maximy quand on regarde ce reportage ? Même si les concepts se rapprochent un peu et que certaines images « autofilmées » se ressemblent vaguement, l’ambiance générale est totalement différente. « Sur la route d’Okinawa » est un reportage qui a bien sa propre personnalité, beaucoup plus « zen ». On est ici au cœur d’une aventure que l’on sent profondément personnelle et non pas dans un concept décliné à l’infini, peu importe les rencontres ou les pays visités. La cerise sur le gâteau, c’est la bande originale composée par l’auteur lui-même et Alix Delmas. Ici encore, démonstration est faite du talent et de la qualité de la démarche. Enivrante et sans chichi, le documentaire sans elle ne serait définitivement pas le même. C’est d’ailleurs bien la première fois que j’écoute la B.O. d’un documentaire.

Un film à découvrir absolument. Comment ? Le dernier épisode sera diffusé le samedi 24 mars à 22 : 05 sur France 5. Vous pouvez également vous rendre sur le site officiel www.surlaroutedokinawa.com et commander le DVD au prix de 20€. La B.O. est également disponible au prix de 8.99€ (disponible également sur Deezer). Il y a également pas mal de contenus intéressants sur le blog de l’auteur, histoire de prolonger un peu le plaisir.

Merci pour ce voyage et toutes ces émotions vécues par procuration. J’espère troquer bien vite le canapé pour les chaussures de marche et le sac à dos.

Alors oui, décidément, il y a vraiment quelque chose d’unique dans ce reportage.

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“Tokyo Sonata” - Kiyoshi Kurosawa

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Ce film est l’histoire d’une implosion. Celle d’une famille japonaise banale qui va petit à petit basculer. Lorsque le père est licencié, il n’ose pas l’avouer. Cette situation va vite déteindre sur ses relations avec sa femme et ses fils, alors qu’il erre la journée dans Tokyo pour donner le change et ne pas rentrer chez lui trop tôt. L’ainé décide de rejoindre l’armée américaine tandis que le cadet n’a qu’une idée en tête : apprendre le piano malgré l’interdiction de son père. La mère, Megumi, ne laisse rien paraître et tente de continuer à donner corps à la vie de famille…

Véritable drame social, Tokyo Sonata a le mérite d’éclairer la société japonaise d’une lumière peu présente dans celle véhiculée par le « soft power » japonais. Bien loin du « kawai », on découvre un Japon impitoyablement rude avec ses files d’attentes pour trouver un emploi, ses distributions de nourriture gratuite et son inexorable mouvement d’exclusion pour ceux qui n’ont plus d’entreprise.

La réalisation de Kiyoshi Kurosawa (à ne pas confondre avec l’autre Kurosawa, cinéaste japonais classique prénommé Akira) est très soignée. Les jeux de cadres, spécialement dans la maison familiale, donnent véritablement une force esthétique et symbolique aux séquences. Tant tôt séparée par un mur, parfois vu de l’extérieure, la vie de famille est donnée à voir de manière complexe. Je ne sais pas si c’est par son jeu d’acteur, son rôle ou par l’expression naturelle de son visage, mais Teruyuki Kagawa (qui joue le rôle du père) m’a particulièrement marqué.

Au delà de l’intérêt esthétique, c’est aussi le côté « sociologique » que je retiendrai. Même si la fiction impose la prudence, ce film pose de nombreuses questions sur la vie japonaise. Bien sûr, il interroge sur les différences culturelles. Mais au-delà d’un « moi j’aurai », il jette une lumière crue sur la difficulté d’assumer le rôle d’homme, de femme, ou de fils dans cette société où la question de l’honneur et de la place dans le groupe ont autant d’importance.

Un film touchant et qui a le mérite de nuancer intelligemment une vision souvent idéaliste de la société japonaise.

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