Billets comportant le tag belgique
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La version mise en page et les photos sont disponibles sur la nouvelle version du blog: http://www.watashinokutsu.be
En Belgique, il n’y évidemment pas qu’a Charleroi que l’on peut apprendre le Japonais. Cet article a pour but de vous présenter les cours de japonais organisés à l’Université de Liège. Merci à Julie, lectrice du blog, pour les informations !
Je m’y prends un peu tard, c’est vrai, mais ces cours ne commencent que le 2 octobre, vous avez donc encore un peu le temps pour vous décider. Il y a 4 niveaux différents, si vous avez déjà quelques connaissances, vous ne serez pas obligé de commencer au niveau 1. Apparemment, le niveau 4 prend la forme de tables de conversations. Plutôt sympa non ?
La professeure, Kanako Goto, est d’origine japonaise, ce qui est évidemment appréciable. J’ai eu la chance de l’avoir comme enseignante de japonais et je peux vous dire que c’est un vrai bonheur. Sa gentillesse, sa bonne humeur et sa méthode efficace vous motiveront à apprendre la langue nippone. C’est une spécialiste de l’interprétation entre le français et le japonais, elle adapte donc particulièrement bien ses cours aux apprenants francophones. Ses cours sont également agrémentés de toute une série d’anecdotes sur la vie au Japon. Cet aspect plus « culturel » est un véritable bonus à ses cours qui offrent du coup bien plus que le simple apprentissage de la langue.
Quelques informations pratiques concernant les cours de japonais organisés par le centre d’études japonaises de l’ULG:
Quand ? En soirée, jours et durées variables en fonction des niveaux, le détail est sur le site web.
Prix ? 200€ pour les travailleurs, 150€ pour les chômeurs, 50€ étudiants de l’ULG.
Si vous êtes intéressés, il y a une séance d’information le 25 septembre 2012 à 18h au Grand Amphithéâtre de la Rue Pitteurs (n°20) à Liège.
Pour toute information complémentaire, rendez-vous sur le site web du centre d’études japonaises de l’ULG.
Si vous aussi vous avez envie de faire passer une information en rapport avec la culture japonaise en général (événements, cours, activités,…), n’hésitez pas à laisser un commentaire ici, sur Facebook ou sur Twitter. Vous pouvez également m’envoyer directement un message via le formulaire. Si l’information cadre avec la philosophie de watashinokutsu.be, je me ferai un plaisir de la relayer.
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Apprendre le japonais à Charleroi : nouveaux cours à partir de la rentrée 2012
watashinokutsu / 14 août 2012 / Parler / Permalien Edit
Suite à un commentaire sur Facebook (rejoignez-nous!), je me fais ici le relais d’une information qui pourrait en intéresser plus d’un(e) ! En effet, les Cours Commerciaux Communaux de Charleroi ouvrent un cours du soir de japonais (niveau débutant 1 et 2) à partir de la rentrée 2012.
Voici quelques informations :
Durée des cours : 3h, de 18 h à 21 h en soirée la semaine.
Prix : environ 45€ (chiffre donné à titre indicatif, à vérifier lors de l’inscription). Les cours sont gratuits pour les 15-18 ans, les chômeurs, les minimexés et les personnes handicapées.
Qui ? Le professeur est Jean-Michel Abrassart, lecteur du blog, marié à une Japonaise et qui utilisera principalement la méthode « Minna no Nihongo ». Vous pouvez en apprendre plus sur lui via son profil Linkedin. Concernant les objectifs des différents niveaux, qui est mieux placé que le sensei en personne pour en parler :
L’UF1 correspond à « japonais de la survie », l’UF2 à « vrai débutant » (pour donner une idée). En UF1 on voit les hiraganas, katakanas et environ une trentaine de kanjis de base. Le but est qu’à la fin de l’UF2 les élèves puissent passer le test kanken niveau 10 (lecture/écriture de 80 kanjis) {…}.
Si vous êtes intéressés, les cours commencent dès la première semaine de septembre. Pour toute information supplémentaire, contactez directement l’école :
Cours commerciaux communaux de Charleroi
Boulevard Emile Devreux
276000 CHARLEROI
Tél. 071-33 30 43.
Ca me paraît être un tout bon plan si vous habitez là région carolo, et en plus vous pourrez toujours allez manger au Tayiyou après les cours pour vous donner du courage.
Alors, qui se met au japonais à la rentrée ? Vous connaissez d’autres endroits où il est possible d’apprendre le japonais en Belgique (et environs) ? Quelles sont vos impressions ?
Si vous aussi vous avez envie de faire passer une information en rapport avec la culture japonaise en général (événements, cours, activités,…), n’hésitez pas à laisser un commentaire ici, sur Facebook ou sur Twitter. Vous pouvez également m’envoyer directement un message via le formulaire. Si l’information cadre avec la philosophie de watashinokutsu.be, je me ferai un plaisir de la relayer.
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Décidément, niveau cuisine asiatique, les Namurois sont gâtés. Après, je l’espère, vous avoir mis l’eau à la bouche avec les délicieux ramen de chez Ninja Noodles, voici un petit article sur un autre coup de cœur gastronomique.
Chez Riz, c’est un sans faute ou presque. Situé en plein cœur de la ville, avec une entrée rue de la croix et l’autre place du vieux marché, ce restaurant vous accueille dans un cadre magnifique. J’adore la décoration moderne et épurée, alliant design et touches asiatiques. L’endroit est très charmant, « lounge » sans en faire trop avec une musique à propos et très relaxante. Un havre de paix qui invite tout simplement au voyage. J’apprécie vraiment les « tableaux végétaux » accrochés au mur qui donnent vraiment un côté zen et naturel à l’ensemble.
Beau, calme, relaxant… si le cadre est important, il ne suffit pas à faire un bon restaurant. Et c’est là que Chez Riz continue admirablement sur sa lancée. C’est tout simplement excellent ! J’y suis allé de très nombreuses fois et je n’ai jamais été déçu. J’ai goûté de nombreux plats présents sur la carte et tous m’ont laissé de très bons souvenirs. La cuisine est d’inspiration japonaise mais laisse avec justesse la porte ouverte à d’autres spécialités asiatiques.
Je vous propose une petite sélection histoire de vous mettre en appétit. En entrée, le potage aux gyoza est déjà phénoménal. Ceux-ci sont manifestement faits “maison” et la soupe est bien relevée et savoureuse. Quant aux tempuras, ils sont légers et croustillants, du plaisir en beignets.
Concernant le plat principal, il est bien difficile de trancher. Les sushis sont selon moi de très bonne qualité et je me laisse souvent tenter. Cependant, il est clair que le choix est relativement limité et que l’on retrouve uniquement les grands « classiques » : thon, saumon, scampi, omelette…
Si vous préférez manger chaud, vous aurez l’embarras du choix. Personnellement, j’ai un gros coup de cœur pour le bœuf aux deux oignons qui est vraiment savoureux. Mais pourquoi ne pas vous laissez tenter par un poulet au curry rouge ou une spécialité teppanyaki ? Ces dernières valent également le détour ! Chez Riz propose aussi une spécialité de la maison : un bol en fonte arrive brûlant sur votre table et le ou la serveur(se) prépare alors devant vous votre repas qui cuit instantanément. Je dois avouer que je n’ai jamais testé cette formule. Il est à noter que la possibilité est offerte d’emporter les plats, ce qui peut toujours être intéressant.
En semaine et le midi, ce restaurant du centre de Namur propose une formule lunch sympathique et démocratique dans un style « bento ». Cerise sur le gâteau, les desserts m’ont également laissé un excellent souvenir. Alors, que demander de plus ?
Et bien pas grand-chose, surtout que l’accueil est toujours souriant et très professionnel. Parfois très rapide, que ceux qui aiment prendre le temps au restaurant préviennent les serveurs. Je trouve que l’addition est très correcte pour une cuisine de cette finesse et un moment de cette qualité.
Chez Riz est vraiment un des restaurants asiatiques incontournables à Namur. Vous l’aurez compris, j’ai été conquis aussi bien par la cuisine raffinée que par le cadre charmant.
Une dernière suggestion pour conclure cet article coup de cœur ? Je suis sûr que le thé au riz grillé saura vous surprendre agréablement en fin de repas.
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Ramen ? Ca ne dira sans doute rien à certains, mais je suis sûr que la simple évocation de ce nom en fera saliver beaucoup d’autres. Spécialité japonaise par excellence et sans doute plus accessible que les sushis pour les détracteurs du poisson cru, le ramen est un plat constitué de pâtes marinant délicieusement dans un bouillon. Poissons, viandes, légumes… les déclinaisons sont nombreuses. Comme d’habitude avec le Japon, rien n’est simple et ce plat, simplissime sur le papier devient vite une vraie folie pour les sens : parler d’addiction au ramen n’est d’ailleurs pas exagéré.
La première fois que j’ai goûté des ramen, c’était chez Ninja Noodle à Namur. Ce « mini-restaurant » est situé à deux pas de la place du vieux marché, dans les rues étroites et piétonnières du Namur historique. Même si je n’ai pas beaucoup de points de comparaison avec d’autres restaurants ramen, j’ai la certitude qu’il vaut vraiment le détour ! Toutes les personnes avec qui j’ai eu le plaisir de partager un bol dans cet endroit en sont tombées raides dingues.
La raison principale est sans doute une des spécialités servies : le « tori ramen » est une des choses les plus terribles qu’il m’a été donné de goûter dans cette vie-ci. Le poulet est pané sur place à la minute et le miso est préparé avec le plus grand soin par le chef. Les plats avec du bœuf sont aussi très bons. J’ai été moins convaincu par une préparation à base de poisson, plus fade, je pense que je n’ai tout simplement pas réussi à l’assaisonner comme il le fallait.
Le gros point fort de ce lieu, c’est son côté authentique. On est manifestement en face de vrais natifs japonais. Le français est hésitant mais aucune importance : on se comprend toujours et on se plait à voir le chef cuisiner derrière le bar. La disposition est typiquement japonaise elle aussi, avec une dizaine de chaises alignées face au chef et 8 places assises au fond de la salle. C’est petit, mais tant mieux.
Au niveau des prix, les plats tournent aux alentours de 10 euros. Ceux qui n’auront pas goûté trouveront que c’est cher. Pas les autres. En comparaison avec les prix japonais, il est clair que la différence doit être significative. Mais on paye ici l’exotisme et l’authenticité d’une cuisine de l’autre bout du monde. Combien vaut un cornet de frites au Japon ?
Bien loin des « aïki noodles », Ninja Noodle propose ici un vrai moment de bonheur à ses clients. N’attendez pas pour vous y rendre. Un dernier conseil ? Essayez les gyoza grillés en entrée, c’est un régal !
Rendez-vous au numéro 1 de la rue de la Halle à Namur. Ouvert de 12h à 14h et de 18h à 22H. Fermé le lundi.
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Comme annoncé sur Twitter (@watashinokutsu pour les distraits), j’ai eu la chance de passer une journée 100% japonaise en plein coeur de Bruxelles. Bien évidemment, je vais me faire un plaisir de vous détailler cette aventure sur le blog dans les semaines à venir…
Rendez-vous donc au numéro 123 de l’Avenue des Meuniers pour le départ de cette journée. Pour bien commencer, nous avions décidé de nous rendre dans une librairie japonaise bruxelloise : Aoki Shoten.
Première surprise, au bout du cul-de-sac, la « Japanese School of Brussels ». Je ne savais pas qu’un tel établissement existait en Belgique. Arrivé sur le temps midi, en pleine sortie d’école, j’ai eu la chance de me rendre compte de l’importance de la diaspora japonaise présente dans notre capitale. Après ce petit tour du quartier, je suis donc rentré dans ce que le ZOOM Japon (N.15, novembre 2011) présente comme « la seule librairie-papeterie japonaise de Belgique ». Pas la peine de tourner autour du pot, ce fut un moment très authentique, dès le pas de la porte franchi. L’accueil chaleureux est en japonais, mais vu nos têtes de gaijin et mon faible niveau dans la langue, le français a ensuite été de mise.
La première impression est assez déroutante : fini les inscriptions en romaji, sauf sur les dictionnaires et les ouvrages destinés à l’apprentissage de la langue. C’est ce qui m’a le plus séduit : la libraire et véritablement destinée aux Japonais de Belgique. Vous y trouverez donc romans, magazines, journaux, … Un bel aperçu de ce qui doit se vendre à l’autre bout du monde.
La librairie possède également une belle collection de livres pour enfants. Ce qui est évidemment intéressant pour les débutants, qui commencent rarement une langue par des traités de philosophie, ou des analyses politico-économiques de conflits armés… Une belle opportunité de trouver des ouvrages simples écrits principalement en hiragana/katakana/furigana.
Librairie japonaise oblige, vous trouverez également quelques mangas en V.O, neufs et d’occasion. Le choix est relativement limité et assez ciblé enfance. J’ai malgré tout trouvé un exemplaire du tome 5 de « Pluto » de Naoki Urasawa à un prix plus que démocratique. Pour couronner le tout, vous aurez également droit à un assortiment de fournitures scolaires, toutes plus kawaii les unes que les autres. La gomme en forme de maki est d’ailleurs totalement inévitable.
Voici une petite photo de mes achats : Pluto, un livre d’histoires niveau 1ère primaire et un guide de conversation illustré:
Et les prix, me direz-vous ? Importation oblige, ils sont relativement élevés, sauf pour les mangas d’occasion. Mais que cela ne vous fasse pas peur, et au pire, contentez vous d’y aller faire un tour pour prendre un petit bol d’air japonais en attendant le départ. Si vous êtes perdu, n’hésitez pas à demander conseil, je suis sûr que l’on se fera un plaisir de vous aider…
Groupe Facebook de Aoki Shoten
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Pour ceux qui seraient passés à côté, je tenais vraiment à revenir sur le travail du photographe belge Anton Kusters. Un travail photographique magnifique sur un sujet pourtant « tabou » : le monde des yakuzas. Le photographe, originaire d’Hasselt, a réussi à être intégré et accepté par le monde mafieux japonais, allant jusqu’à pouvoir photographier les funérailles d’un des leaders de cette organisation criminelle.
Anton Kusters a donc suivi pendant près de 2 ans les membres d’une famille, dont le territoire était celui du quartier de Kabukicho, connu notamment pour ses prostituées. Une famille de 1200 membres, alors que le nombre total de yakuzas est estimé à 86000. Je vous ais mis quelques photographies en illustration, mais le mieux est évidemment de se rendre directement sur le site de l’auteur. Vous pouvez aussi vous procurez le livre de photos, intitulé « Odo Yakuza Tokyo » et qui en est à sa deuxième édition. Dans l’interview accordée au site satellitevoices.com, Anton Kusters parle de son futur projet : essayer de réaliser un documentaire…
Sources :http://www.satellitevoices.com/tokyo/photography/1507/anton-kusters-meets-the-yakuza
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Lorsque l’on habite en Belgique, difficile d’asseoir un quelconque sentiment « patriotique » sur une histoire millénaire (le pays a été créé en 1830), remplie de conquêtes (18 jours, le temps pour les nazis d’envahir le pays tout entier), et de personnages mythiques (Plastic Bertrand ?). Par la force des choses, on se contente donc d’être content pour toute une série de petites choses, dont la plus importante est certainement le fait d’arriver à se réjouir pour toute une série de petites choses… Ce qui est selon moi la caractéristique principale de l’« esprit belge », en admettant qu’il existe.
Il est vrai que la Belgique a récemment acquis une nouvelle notoriété pour avoir battu le record du monde dans la catégorie « absence de gouvernement », avec un score de 545 jours. Même si les différends entre les communautés occupent tout l’espace médiatique et politique, il est encore possible de trouver quelques spécialités qui mettent tout le monde d’accord. Parmi celles-ci, la bière : le pays compte environs 140 brasseries pour un total de 800 bières différentes (chiffres variant en fonction des sources, et de l’ego de l’auteur). Pour les amateurs, une diversité paradisiaque concentrée sur un tout petit territoire. Vous l’aurez compris, si un jour vous croisez un Belge à l’étranger, vous aurez une chance sur deux qu’il vous parle de bière, et une chance sur deux qu’il vous parle de chocolat, mais ça, c’est une autre histoire.
Quel rapport avec le Japon, me direz-vous ? Et bien, je suis tombé par hasard sur le site du « Belgian Beer Weekend » organisé à… Tokyo et Osaka. Concernant la version tokyoïte, c’est près de 21.000 personnes qui se sont donnés rendez-vous du 8 au 11 septembre 2011. L’édition d’Osaka, quant à elle, a eu lieu début juin et a réuni 13.000 visiteurs.
Au menu, une sélection de 48 bières belges, le tout accompagné par des plats typiques (frites, gaufres…) et par des concerts d’artistes belges. À y regarder de plus près, on retrouve évidemment les stars « trappistes » habituelles, comme la Chimay ou l’Orval, ainsi que quelques bières plus originales, comme la Kriek Belle-Vue réalisée à base de cerises. De quoi proposer à nos amis japonais un bel aperçu de ce qui se fait de mieux dans notre petit pays!
L’occasion pour les sociétés importatrices de faire la promotion de leurs produits, et pour la Belgique se présenter sous son meilleur jour. L’événement étant évidemment soutenu par notre ambassade au Japon.
Alors qui sait, rendez-vous lors d’une édition future pour un live en « direct » du Japan Beer Weekend ? En attendant, vous pouvez toujours visiter le site traduit en anglais, ou encore mieux : venir directement à la source, en Belgique !
PS : Même Michael Jackson a écrit un ouvrage intitulé « Grandes Bières de Belgique » … excusez du peu !
Source: site officiel du Belgian Beer Weekend
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“Japon, la fabrique des futurs” est un tout petit livre (78 pages) avec un tout petit prix (4€) que je vous conseille vraiment si vous avez envie d’en apprendre un peu plus sur le Japon. L’auteur, Jean-François Sabouret est un sociologue français s’intéressant notamment à l’éducation et à la société japonaise. Il a été directeur de recherche au CNRS et est le directeur du réseau Asie - Imasie depuis 2006.
Il propose un véritable regard transversal sur le pays, en abordant de front des questions liées à la culture, l’économie, la politique… Regard scientifique certes, mais accessible grâce à un bonne vulgarisation et à un style d’écriture agréable. L’auteur place donc le Japon dans sa trajectoire temporelle, replongeant dans l’histoire du pays pour analyser ses perspectives d’avenir. Longtemps pressenti comme nouveau leader mondial, devant les USA et la Chine, il occupe actuellement la troisième place. Jean-François Sabouret place aussi l’archipel dans son contexte géopolitique en abordant notamment les relations “amour-haine” avec la Chine. L’auteur soulève aussi la question d’une possible “Union asiatique” dans un futur plus ou moins proche, ressemblant à ce que nous connaissons avec l’Union européenne.
Quelques chiffres cités par l’auteur et qui m’ont particulièrement frappé:
- Tokyo, c’est 42 millions d’habitants répartis sur la plaine du Kanto. Un chiffre inconcevable lorsque l’on habite dans un pays de 11 millions d’habitants et quand l’on sait que cette plaine fait justement la même superficie que ce pays, la Belgique.
- Il y a environ 22 milliards de passagers dans les trains japonais chaque année.
- Le Japon est un archipel de 6852 îles…
Au delà de ces chiffres vertigineux, j’ai particulièrement été frappé par les notions japonaises de propriété immobilière et foncière qui sont complètement différentes. A causes des nombreux (micro)séismes, l’auteur affirme qu’il est nécessaire de reconstruire les maisons tous les 30 ans environs. L’important est donc d’avoir un terrain qui perdurera, même en cas de séisme, plutôt qu’une maison qui risque de disparaître. Des conceptions de l”avoir” et du “chez-soi” radicalement différentes de celles d’ici.
L’auteur aborde également la pensée “cool Japan” omniprésente actuellement, et dont ce blog est un des nombreux avatars présents sur la toile. Ce phénomène est comparable à une pensée “cool USA” apparue à l’issue de la deuxième guerre mondiale, et concrétisée par la diffusion en masse de musique, de films et bien sûr, de produits américains. La question qui me vient immédiatement à l’esprit est : pourquoi ? Pourquoi ce pays nous/me fascine tant ? La réponse à cette question est forcément complexe et je tenterai de vous amener, cher lecteurs, quelques pistes de réflexions sur ce blog au fur et à mesure de mes inspirations…
Vous l’aurez compris, j’ai apprécié cette lecture qui propose une synthèse plaisante et accessible de quelques notions clés pour bien comprendre le pays du soleil levant (zut, je m’étais juré de ne jamais utiliser ce synonyme…).
Pour aller plus loin :Une interview de Jean-Francois Sabouret sur le tsunami du 11 mars sur le blog de Leïla Marchand.
Une interview de l’auteur réalisée par Le Monde sur l’art de vivre japonais.
Une interview radio réalisée par France Info à propos du livre.
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J’ai profité d’une soirée passée à Liège pour tester le restaurant Urban Fresh Cooking. D’après mes recherches sur internet, il semble être un des seuls, si pas le seul, restaurant proposant une cuisine “japonaise” dans le centre ville. Je met des guillemets volontairement: pas la peine de s’attendre à un 今日は (“konichiwa”) ou à une ambiance exotique. Le nom du restaurant l’affirme même clairement: on est du côté de la cuisine “fusion”. Les puristes du sushi seront donc prévenus. Mais pour les amoureux de nouvelles sensations, c’est un détour qui vaut la peine !
Le principe du restaurant est celui d’un “kaitenzushi”, avec un tapis roulant au milieu où les plats défilent sur des assiettes de plusieurs couleurs. A chaque couleur correspond un prix, comptabilisé par le serveur à la fin du repas en fonction des plats consommés. Un principe que je trouve toujours très sympa et amusant.
Au niveau de la cuisine, j’ai trouvé cela très frais et très fin. Même si quelques sushis plus “commun” sont proposés, l’intérêt de l’endroit est de se laisser tenter par des expériences plus originales : poulet-curry-mangue, thon-ciboulette, crevette-menthe, … Des associations explosives qui m’ont vraiment séduit. Au niveaux des plats chauds, la soupe miso et les brochettes teriyaki sont également délicieuses. Il est aussi possible de commander des woks, mais je n’ai pas eu l’occasion de tester.
L’ambiance du restaurant est “minimaliste”: lumière tamisée et colorée, musique lounge. On aime ou on aime pas, mais cela correspond bien avec les plats proposés. L’accueil est chaleureux et professionnel, que du positif à ce niveau.
Concernant l’addition, Urban Fresh Cooking se situe dans la moyenne des sushi bars qui ne sont de toute façon jamais très bon marché. Compter environ 3,5€ pour une soupe miso, 4€ pour deux nigiri et 4,5€ pour le 6 maki “simples”.
Vous l’aurez compris, j’ai passé un bon moment de découverte et je vous invite à vous laisser tenter.
Je fini ce billet avec 2 photos qui j’espère, vous mettront l’eau à la bouche:

Un sushi assez classique : thon - avocat - masago

Un sushi plutôt original et vraiment intéressant: poulet - curry - mangue !
Toutes les infos ici: urbanfreshcooking.be