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The Zushi Experience

La version mise en page et les photos sont disponibles sur la nouvelle version du blog: http://www.watashinokutsu.be

Je vous avais promis de vous reparler de la magnifique ville de Bologne. Après avoir découvert le magasin d’articles japonais Yamey, véritable caverne d’Ali Baba sauce soja, je vous propose de retourner en Italie pour de nouvelles découvertes culinaires !

Zushi est une chaîne de restaurants japonais présente dans le nord de l’Italie, et notamment en Émilie-Romagne, en Lombardie et en Vénétie. On décompte actuellement 8 restaurants dont la liste complète est proposée sur le site de la marque.

Pas la peine de tourner autour du pot, mon avis est très positif sur le Zushi de Bologne. De prime abord, il est clair que l’aspect « chaîne » déplaira à certains : on est ici dans un décor hyper design avec un personnel de salle italien. Pour l’authenticité japonaise, on repassera. On applaudit quand même la tentative avec les quelques magazines en japonais disposés à l’entrée. Mais au final, c’est bien peu important au regard de la qualité des plats qui sont proposés.

En entrée, une délicieuse salade wakame épicée ainsi qu’une salade de calamars et de champignons. Les plats arrivent est c’est déjà une bonne surprise. Les salades sont copieuses et savoureuses et mettent vraiment en appétit pour les sushis qui attendent d’atterrir sur notre table. A ce niveau, le choix est très large, partant des sushis au thon et au saumon, en passant par des compositions plus rares, comme le sushi au calamar ou au poulpe. D’autres poissons sont également proposés, mais je vous laisserai le soin de traduire les noms italiens par vous-même.

On retrouve également toute une gamme de maki avec certaines compositions plus « fusion » utilisant du philadelphia par exemple. Certains sushis proposés en plat principal (et non en dessert !) proposent même d’enrouler de la chair de scampi dans une fine tranche de mangue. J’avoue avoir passé mon tour sur ce coup-là. Il y a aussi des sashimis, des tartares, des salades, et même des plats chauds comme des soba, udon ou encore des brochettes yakitori. Vous l’aurez compris, il y en a pour tous les goûts.

Le service est relativement impersonnel, comme souvent dans ce genre de restaurant à « enseigne », mais il était tout à fait professionnel et accueillant. Au niveau de l’ambiance et la décoration, c’est clairement l’image d’un Tokyo design et futuriste qui est mis en avant. Le samouraï troquera donc pour cette fois son sabre contre un sabre « laser » et une paire de baguettes lavable au lave-vaisselle. Il est clair que cette décoration ne laissera personne indifférent. J’ai personnellement bien aimé la lumière apportée par le plancher lumineux. On apprécie moins le côté découpé et cubique de l’ensemble qui multiplie les volumes confinant au lieu d’ouvrir l’espace, rentabilité oblige.

L’addition s’est avérée tout à fait correcte, ce qui fait toujours plaisir. Et pour le dessert ? J’ai craqué pour des shiro daifuku, de délicieux mochis fourrés à la pâte de haricots rouges. Incontestablement une valeur sûre.

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Ninja Noodle – bar à ramen dans le centre de Namur

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Ramen ? Ca ne dira sans doute rien à certains, mais je suis sûr que la simple évocation de ce nom en fera saliver beaucoup d’autres. Spécialité japonaise par excellence et sans doute plus accessible que les sushis pour les détracteurs du poisson cru, le ramen est un plat constitué de pâtes marinant délicieusement dans un bouillon. Poissons, viandes, légumes… les déclinaisons sont nombreuses. Comme d’habitude avec le Japon, rien n’est simple et ce plat, simplissime sur le papier devient vite une vraie folie pour les sens : parler d’addiction au ramen n’est d’ailleurs pas exagéré.

La première fois que j’ai goûté des ramen, c’était chez Ninja Noodle à Namur. Ce « mini-restaurant » est situé à deux pas de la place du vieux marché, dans les rues étroites et piétonnières du Namur historique. Même si je n’ai pas beaucoup de points de comparaison avec d’autres restaurants ramen, j’ai la certitude qu’il vaut vraiment le détour ! Toutes les personnes avec qui j’ai eu le plaisir de partager un bol dans cet endroit en sont tombées raides dingues.

La raison principale est sans doute une des spécialités servies : le « tori ramen » est une des choses les plus terribles qu’il m’a été donné de goûter dans cette vie-ci. Le poulet est pané sur place à la minute et le miso est préparé avec le plus grand soin par le chef. Les plats avec du bœuf sont aussi très bons. J’ai été moins convaincu par une préparation à base de poisson, plus fade, je pense que je n’ai tout simplement pas réussi à l’assaisonner comme il le fallait.

Le gros point fort de ce lieu, c’est son côté authentique. On est manifestement en face de vrais natifs japonais. Le français est hésitant mais aucune importance : on se comprend toujours et on se plait à voir le chef cuisiner derrière le bar. La disposition est typiquement japonaise elle aussi, avec une dizaine de chaises alignées face au chef et 8 places assises au fond de la salle. C’est petit, mais tant mieux.

Au niveau des prix, les plats tournent aux alentours de 10 euros. Ceux qui n’auront pas goûté trouveront que c’est cher. Pas les autres. En comparaison avec les prix japonais, il est clair que la différence doit être significative. Mais on paye ici l’exotisme et l’authenticité d’une cuisine de l’autre bout du monde. Combien vaut un cornet de frites au Japon ?

Bien loin des « aïki noodles », Ninja Noodle propose ici un vrai moment de bonheur à ses clients. N’attendez pas pour vous y rendre. Un dernier conseil ? Essayez les gyoza grillés en entrée, c’est un régal !

Rendez-vous au numéro 1 de la rue de la Halle à Namur. Ouvert de 12h à 14h et de 18h à 22H. Fermé le lundi.

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“Taiyiyou” - restaurant teppanyaki dans la région de Charleroi

Envie d’un petit moment « Japon » dans la région de Charleroi ? J’ai testé pour vous le restaurant Taiyiyou. Situé à Marcinelle, cet établissement fonctionne sur le principe des teppanyaki. Cette cuisine japonaise utilise une grande plaque chauffante autour de laquelle les convives sont assis. Le chef prépare en « live » les plats commandés : rapidité, précision du geste, jonglage et lancé de salière sont au programme : le repas devient ici un vrai spectacle.

C’était pour moi une grande première, je ne pourrai donc pas comparer avec d’autres établissements du même genre. Soyons original avec un point négatif pour commencer : l’accueil a été un peu froid. A la décharge du personnel, il est vrai que nous n’avions pas réservé en avance et que nous voulions vraiment profiter du spectacle et des plats assis autour d’une table de cuisson. Ce petit moment de flottement derrière nous, nous avons pu nous installer et enfiler notre kimono pour l’ambiance, et contre les taches (voir le passage sur le lancer d’omelette). Le personnel s’est ensuite montré sympathique, et notamment le chef qui a vraiment pris le temps de préparer nos plats avec le sourire. Le service est resté parfois maladroit, mais rien de catastrophique.

Passons maintenant au principal : j’ai bien mangé ! J’ai pris un menu 6 services orienté « poisson » : sushi, miso, calamars, saumon, thon… J’ai également eu la chance de goûter le menu pour les carnivores qui, lui aussi, était très bon. La méthode de cuisson des aliments et les huiles utilisées donnent un goût savoureux aux différents plats. Évidemment l’attrait de ce genre de lieu est aussi dans le « show ». Le chef était très sympathique, et est resté discret tout en mettant l’ambiance avec quelques tours de passe-passe. Le lancer d’omelette semble être le passage obligé et est assez marrant, moyennant un peu d’humour. Au final, on est hypnotisé par les gestes rapides, mais toujours délicats du cuistot. Le principe teppanyaki est très « exotique » et propose une expérience vraiment différente. Je comprends mieux le succès de ce genre de restaurant et je vous conseille d’essayer au moins une fois.

Concernant la décoration, je vous laisse vous faire votre propre opinion grâce aux photos. À noter que Taiyiyou propose aussi des sushi, sashimi et des bento. Les sushi goûtés dans mon menu étaient bons, j’y retournerai sans doute pour me faire un avis plus précis à leur propos.

En guise de conclusion, je vous propose une petite « check-list » des choses à prévoir si vous décidez d’aller au Taiyiyou :

- du temps, car pour un menu 6 services il faut facilement compter entre 2h30 et 3h.

- un habillement léger, car qui dit taques de cuisson, kimono, et digestion, dit température « tropicalo-caniculaire » (j’exagère un peu quand même).

- une réservation, histoire que la gestion des places autour des tables soit plus facile pour le restaurant.

- de l’appétit, car 6 services, mine de rien, c’est copieux !

Coordonnées du restaurant Taiyiyou:

Avenue de Philippeville 242, 6001 Marcinelle.

Tel : 071/511.558

GSM : 0484/652.348

Ouvert tous les jours entre 11h30-14h30 et 17h30-22h30.

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“Le Gourmet Solitaire” - Jirō Taniguchi et Masayuki Kusumi

Le héros de ce manga mange. Non pas qu’il mange entre autres choses, non. Il ne fait que manger ou presque. On ne sait quasi rien de lui, si ce n’est qu’il est importateur d’accessoires de mode. Un concept intrigant et, avouons-le, assez risqué. Sauf que…

Sauf qu’au dessin, c’est Jirô Taniguchi. Vous le connaissez sans doute : il est certainement un des mangakas les plus connus de ce côté-ci du monde. Le public francophone semble vivre une véritable histoire d’amour avec ce dernier et j’ai l’impression que beaucoup sont tombés dans le manga grâce à lui. Il avoue d’ailleurs lui-même être un passionné de BD « franco-belge ». Son œuvre la plus connue est sans doute « Quartier Lointain », qui a été adaptée au cinéma par le réalisateur belge Sam Gabarski.

Pas la peine de vous mentir, je suis fan. Je le considère d’ailleurs comme un des « sensei » du manga contemporain. Je trouve ses dessins magnifiques et touchants. Les regards, mais quels regards ! Taniguchi-san possède son style bien à lui, quitte à s’écarter des « codes » du manga. Certains lui reprochent d’ailleurs son côté occidentalisé : ce ne serait pas du « vrai » manga ! La question des genres et de leurs évolutions est évidemment intéressante, mais certainement pas sur le mode binaire vrai/faux. On évitera donc ici ce genre de considérations.

Dans « Le Gourmet Solitaire », on retrouve tous ce que j’aime chez Taniguchi. Des personnages vivants : il n’est pas besoin de deviner l’émotion de la scène, il suffit juste de l’apprécier. Ce qui fait toute la différence. Concernant les décors, ceux-ci sont plus vrais que nature et très présents. Il donne force et cohérence au récit. On est loin des vides géométriques présents dans certaines autres œuvres, sans pour autant tomber dans la démontratin technique.

Au niveau du scénario, j’ai trouvé très peu d’informations sur Masayuki Kusumi, si ce n’est qu’il a également collaboré avec Jirô Taniguchi pour un manga intitulé « Le Promeneur ». Même si le principe de base du « Gourmet Solitaire » peut faire peur, celui-ci se révèle très intéressant. On accompagne le héros dans ses choix de restaurants, de plats. On vit ses hésitations, ses joies, ses déceptions. Il est vrai que choisir un endroit où manger, surtout lorsqu’on ne connaît pas, peut s’avérer être un casse-tête assez complexe. Qui n’a jamais hésité, tourné en rond plusieurs minutes, avant de finalement se décider à tester ce petit restaurant à l’apparence carrément sordide, mais dont les clients sortent tous-sourires? La postface, une nouvelle écrite par le scénariste, a pour sujet ce genre de petites aventures du quotidien.

Chaque chapitre du manga est composé de 8 pages et porte le nom d’une spécialité régionale. J’ai donc beaucoup appris sur la gastronomie japonaise : certaines cases décrivent même la composition des plats commandés par notre gourmet solitaire. Alors oui, évidemment, je le conseille. Si vous ne connaissez pas Jirô Taniguchi, commencez peut-être par un manga plus « classique », comme « Quartier Lointain », qui est sans doute plus accessible au premier abord. Par contre, si vous hésitiez à franchir le pas par peur du scénario, je vous invite à vous laisser tenter.

Un petit avertissement pour terminer cette chronique: je vous déconseille de lire ce manga avant d’aller dormir, car même si « qui dort dîne », l’appétit, ici, vient en lisant.

« Le Gourmet Solitaire » est paru chez Casterman dans la collection Sakka.

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