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Chez Riz - un restaurant asiatique incontournable à Namur

La version mise en page et les photos sont disponibles sur la nouvelle version du blog: http://www.watashinokutsu.be

Décidément, niveau cuisine asiatique, les Namurois sont gâtés. Après, je l’espère, vous avoir mis l’eau à la bouche avec les délicieux ramen de chez Ninja Noodles, voici un petit article sur un autre coup de cœur gastronomique.

Chez Riz, c’est un sans faute ou presque. Situé en plein cœur de la ville, avec une entrée rue de la croix et l’autre place du vieux marché, ce restaurant vous accueille dans un cadre magnifique. J’adore la décoration moderne et épurée, alliant design et touches asiatiques. L’endroit est très charmant, « lounge » sans en faire trop avec une musique à propos et très relaxante. Un havre de paix qui invite tout simplement au voyage. J’apprécie vraiment les « tableaux végétaux » accrochés au mur qui donnent vraiment un côté zen et naturel à l’ensemble.

Beau, calme, relaxant… si le cadre est important, il ne suffit pas à faire un bon restaurant. Et c’est là que Chez Riz continue admirablement sur sa lancée. C’est tout simplement excellent ! J’y suis allé de très nombreuses fois et je n’ai jamais été déçu. J’ai goûté de nombreux plats présents sur la carte et tous m’ont laissé de très bons souvenirs. La cuisine est d’inspiration japonaise mais laisse avec justesse la porte ouverte à d’autres spécialités asiatiques.

Je vous propose une petite sélection histoire de vous mettre en appétit. En entrée, le potage aux gyoza est déjà phénoménal. Ceux-ci sont manifestement faits “maison” et la soupe est bien relevée et savoureuse. Quant aux tempuras, ils sont légers et croustillants, du plaisir en beignets.

Concernant le plat principal, il est bien difficile de trancher. Les sushis sont selon moi de très bonne qualité et je me laisse souvent tenter. Cependant, il est clair que le choix est relativement limité et que l’on retrouve uniquement les grands « classiques » : thon, saumon, scampi, omelette…

Si vous préférez manger chaud, vous aurez l’embarras du choix. Personnellement, j’ai un gros coup de cœur pour le bœuf aux deux oignons qui est vraiment savoureux. Mais pourquoi ne pas vous laissez tenter par un poulet au curry rouge ou une spécialité teppanyaki ? Ces dernières valent également le détour ! Chez Riz propose aussi une spécialité de la maison : un bol en fonte arrive brûlant sur votre table et le ou la serveur(se) prépare alors devant vous votre repas qui cuit instantanément. Je dois avouer que je n’ai jamais testé cette formule. Il est à noter que la possibilité est offerte d’emporter les plats, ce qui peut toujours être intéressant.

En semaine et le midi, ce restaurant du centre de Namur propose une formule lunch sympathique et démocratique dans un style « bento ». Cerise sur le gâteau, les desserts m’ont également laissé un excellent souvenir. Alors, que demander de plus ?

Et bien pas grand-chose, surtout que l’accueil est toujours souriant et très professionnel. Parfois très rapide, que ceux qui aiment prendre le temps au restaurant préviennent les serveurs. Je trouve que l’addition est très correcte pour une cuisine de cette finesse et un moment de cette qualité.

Chez Riz est vraiment un des restaurants asiatiques incontournables à Namur. Vous l’aurez compris, j’ai été conquis aussi bien par la cuisine raffinée que par le cadre charmant.

Une dernière suggestion pour conclure cet article coup de cœur ? Je suis sûr que le thé au riz grillé saura vous surprendre agréablement en fin de repas.


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Ninja Noodle – bar à ramen dans le centre de Namur

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Ramen ? Ca ne dira sans doute rien à certains, mais je suis sûr que la simple évocation de ce nom en fera saliver beaucoup d’autres. Spécialité japonaise par excellence et sans doute plus accessible que les sushis pour les détracteurs du poisson cru, le ramen est un plat constitué de pâtes marinant délicieusement dans un bouillon. Poissons, viandes, légumes… les déclinaisons sont nombreuses. Comme d’habitude avec le Japon, rien n’est simple et ce plat, simplissime sur le papier devient vite une vraie folie pour les sens : parler d’addiction au ramen n’est d’ailleurs pas exagéré.

La première fois que j’ai goûté des ramen, c’était chez Ninja Noodle à Namur. Ce « mini-restaurant » est situé à deux pas de la place du vieux marché, dans les rues étroites et piétonnières du Namur historique. Même si je n’ai pas beaucoup de points de comparaison avec d’autres restaurants ramen, j’ai la certitude qu’il vaut vraiment le détour ! Toutes les personnes avec qui j’ai eu le plaisir de partager un bol dans cet endroit en sont tombées raides dingues.

La raison principale est sans doute une des spécialités servies : le « tori ramen » est une des choses les plus terribles qu’il m’a été donné de goûter dans cette vie-ci. Le poulet est pané sur place à la minute et le miso est préparé avec le plus grand soin par le chef. Les plats avec du bœuf sont aussi très bons. J’ai été moins convaincu par une préparation à base de poisson, plus fade, je pense que je n’ai tout simplement pas réussi à l’assaisonner comme il le fallait.

Le gros point fort de ce lieu, c’est son côté authentique. On est manifestement en face de vrais natifs japonais. Le français est hésitant mais aucune importance : on se comprend toujours et on se plait à voir le chef cuisiner derrière le bar. La disposition est typiquement japonaise elle aussi, avec une dizaine de chaises alignées face au chef et 8 places assises au fond de la salle. C’est petit, mais tant mieux.

Au niveau des prix, les plats tournent aux alentours de 10 euros. Ceux qui n’auront pas goûté trouveront que c’est cher. Pas les autres. En comparaison avec les prix japonais, il est clair que la différence doit être significative. Mais on paye ici l’exotisme et l’authenticité d’une cuisine de l’autre bout du monde. Combien vaut un cornet de frites au Japon ?

Bien loin des « aïki noodles », Ninja Noodle propose ici un vrai moment de bonheur à ses clients. N’attendez pas pour vous y rendre. Un dernier conseil ? Essayez les gyoza grillés en entrée, c’est un régal !

Rendez-vous au numéro 1 de la rue de la Halle à Namur. Ouvert de 12h à 14h et de 18h à 22H. Fermé le lundi.

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“Taiyiyou” - restaurant teppanyaki dans la région de Charleroi

Envie d’un petit moment « Japon » dans la région de Charleroi ? J’ai testé pour vous le restaurant Taiyiyou. Situé à Marcinelle, cet établissement fonctionne sur le principe des teppanyaki. Cette cuisine japonaise utilise une grande plaque chauffante autour de laquelle les convives sont assis. Le chef prépare en « live » les plats commandés : rapidité, précision du geste, jonglage et lancé de salière sont au programme : le repas devient ici un vrai spectacle.

C’était pour moi une grande première, je ne pourrai donc pas comparer avec d’autres établissements du même genre. Soyons original avec un point négatif pour commencer : l’accueil a été un peu froid. A la décharge du personnel, il est vrai que nous n’avions pas réservé en avance et que nous voulions vraiment profiter du spectacle et des plats assis autour d’une table de cuisson. Ce petit moment de flottement derrière nous, nous avons pu nous installer et enfiler notre kimono pour l’ambiance, et contre les taches (voir le passage sur le lancer d’omelette). Le personnel s’est ensuite montré sympathique, et notamment le chef qui a vraiment pris le temps de préparer nos plats avec le sourire. Le service est resté parfois maladroit, mais rien de catastrophique.

Passons maintenant au principal : j’ai bien mangé ! J’ai pris un menu 6 services orienté « poisson » : sushi, miso, calamars, saumon, thon… J’ai également eu la chance de goûter le menu pour les carnivores qui, lui aussi, était très bon. La méthode de cuisson des aliments et les huiles utilisées donnent un goût savoureux aux différents plats. Évidemment l’attrait de ce genre de lieu est aussi dans le « show ». Le chef était très sympathique, et est resté discret tout en mettant l’ambiance avec quelques tours de passe-passe. Le lancer d’omelette semble être le passage obligé et est assez marrant, moyennant un peu d’humour. Au final, on est hypnotisé par les gestes rapides, mais toujours délicats du cuistot. Le principe teppanyaki est très « exotique » et propose une expérience vraiment différente. Je comprends mieux le succès de ce genre de restaurant et je vous conseille d’essayer au moins une fois.

Concernant la décoration, je vous laisse vous faire votre propre opinion grâce aux photos. À noter que Taiyiyou propose aussi des sushi, sashimi et des bento. Les sushi goûtés dans mon menu étaient bons, j’y retournerai sans doute pour me faire un avis plus précis à leur propos.

En guise de conclusion, je vous propose une petite « check-list » des choses à prévoir si vous décidez d’aller au Taiyiyou :

- du temps, car pour un menu 6 services il faut facilement compter entre 2h30 et 3h.

- un habillement léger, car qui dit taques de cuisson, kimono, et digestion, dit température « tropicalo-caniculaire » (j’exagère un peu quand même).

- une réservation, histoire que la gestion des places autour des tables soit plus facile pour le restaurant.

- de l’appétit, car 6 services, mine de rien, c’est copieux !

Coordonnées du restaurant Taiyiyou:

Avenue de Philippeville 242, 6001 Marcinelle.

Tel : 071/511.558

GSM : 0484/652.348

Ouvert tous les jours entre 11h30-14h30 et 17h30-22h30.

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“Le Gourmet Solitaire” - Jirō Taniguchi et Masayuki Kusumi

Le héros de ce manga mange. Non pas qu’il mange entre autres choses, non. Il ne fait que manger ou presque. On ne sait quasi rien de lui, si ce n’est qu’il est importateur d’accessoires de mode. Un concept intrigant et, avouons-le, assez risqué. Sauf que…

Sauf qu’au dessin, c’est Jirô Taniguchi. Vous le connaissez sans doute : il est certainement un des mangakas les plus connus de ce côté-ci du monde. Le public francophone semble vivre une véritable histoire d’amour avec ce dernier et j’ai l’impression que beaucoup sont tombés dans le manga grâce à lui. Il avoue d’ailleurs lui-même être un passionné de BD « franco-belge ». Son œuvre la plus connue est sans doute « Quartier Lointain », qui a été adaptée au cinéma par le réalisateur belge Sam Gabarski.

Pas la peine de vous mentir, je suis fan. Je le considère d’ailleurs comme un des « sensei » du manga contemporain. Je trouve ses dessins magnifiques et touchants. Les regards, mais quels regards ! Taniguchi-san possède son style bien à lui, quitte à s’écarter des « codes » du manga. Certains lui reprochent d’ailleurs son côté occidentalisé : ce ne serait pas du « vrai » manga ! La question des genres et de leurs évolutions est évidemment intéressante, mais certainement pas sur le mode binaire vrai/faux. On évitera donc ici ce genre de considérations.

Dans « Le Gourmet Solitaire », on retrouve tous ce que j’aime chez Taniguchi. Des personnages vivants : il n’est pas besoin de deviner l’émotion de la scène, il suffit juste de l’apprécier. Ce qui fait toute la différence. Concernant les décors, ceux-ci sont plus vrais que nature et très présents. Il donne force et cohérence au récit. On est loin des vides géométriques présents dans certaines autres œuvres, sans pour autant tomber dans la démontratin technique.

Au niveau du scénario, j’ai trouvé très peu d’informations sur Masayuki Kusumi, si ce n’est qu’il a également collaboré avec Jirô Taniguchi pour un manga intitulé « Le Promeneur ». Même si le principe de base du « Gourmet Solitaire » peut faire peur, celui-ci se révèle très intéressant. On accompagne le héros dans ses choix de restaurants, de plats. On vit ses hésitations, ses joies, ses déceptions. Il est vrai que choisir un endroit où manger, surtout lorsqu’on ne connaît pas, peut s’avérer être un casse-tête assez complexe. Qui n’a jamais hésité, tourné en rond plusieurs minutes, avant de finalement se décider à tester ce petit restaurant à l’apparence carrément sordide, mais dont les clients sortent tous-sourires? La postface, une nouvelle écrite par le scénariste, a pour sujet ce genre de petites aventures du quotidien.

Chaque chapitre du manga est composé de 8 pages et porte le nom d’une spécialité régionale. J’ai donc beaucoup appris sur la gastronomie japonaise : certaines cases décrivent même la composition des plats commandés par notre gourmet solitaire. Alors oui, évidemment, je le conseille. Si vous ne connaissez pas Jirô Taniguchi, commencez peut-être par un manga plus « classique », comme « Quartier Lointain », qui est sans doute plus accessible au premier abord. Par contre, si vous hésitiez à franchir le pas par peur du scénario, je vous invite à vous laisser tenter.

Un petit avertissement pour terminer cette chronique: je vous déconseille de lire ce manga avant d’aller dormir, car même si « qui dort dîne », l’appétit, ici, vient en lisant.

« Le Gourmet Solitaire » est paru chez Casterman dans la collection Sakka.

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Restaurant: Urban Fresh Cooking à Liège

J’ai profité d’une soirée passée à Liège pour tester le restaurant Urban Fresh Cooking. D’après mes recherches sur internet, il semble être un des seuls, si pas le seul, restaurant proposant une cuisine “japonaise” dans le centre ville. Je met des guillemets volontairement: pas la peine de s’attendre à un 今日は (“konichiwa”) ou à une ambiance exotique. Le nom du restaurant l’affirme même clairement: on est du côté de la cuisine “fusion”. Les puristes du sushi seront donc prévenus. Mais pour les amoureux de nouvelles sensations, c’est un détour qui vaut la peine !

Le principe du restaurant est celui d’un “kaitenzushi”, avec un tapis roulant au milieu où les plats défilent sur des assiettes de plusieurs couleurs. A chaque couleur correspond un prix, comptabilisé par le serveur à la fin du repas en fonction des plats consommés. Un principe que je trouve toujours très sympa et amusant.

Au niveau de la cuisine, j’ai trouvé cela très frais et très fin. Même si quelques sushis plus “commun” sont proposés, l’intérêt de l’endroit est de se laisser tenter par des expériences plus originales : poulet-curry-mangue, thon-ciboulette, crevette-menthe, … Des associations explosives qui m’ont vraiment séduit. Au niveaux des plats chauds, la soupe miso et les brochettes teriyaki sont également délicieuses. Il est aussi possible de commander des woks, mais je n’ai pas eu l’occasion de tester.

L’ambiance du restaurant est “minimaliste”: lumière tamisée et colorée, musique lounge. On aime ou on aime pas, mais cela correspond bien avec les plats proposés. L’accueil est chaleureux et professionnel, que du positif à ce niveau.

Concernant l’addition, Urban Fresh Cooking se situe dans la moyenne des sushi bars qui ne sont de toute façon jamais très bon marché. Compter environ 3,5€ pour une soupe miso, 4€ pour deux nigiri et 4,5€ pour le 6 maki “simples”.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un bon moment de découverte et je vous invite à vous laisser tenter.

Je fini ce billet avec 2 photos qui j’espère, vous mettront l’eau à la bouche:

Un sushi assez classique : thon - avocat - masago

Un sushi plutôt original et vraiment intéressant: poulet - curry - mangue !

Toutes les infos ici: urbanfreshcooking.be

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