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“Taiyiyou” - restaurant teppanyaki dans la région de Charleroi

Envie d’un petit moment « Japon » dans la région de Charleroi ? J’ai testé pour vous le restaurant Taiyiyou. Situé à Marcinelle, cet établissement fonctionne sur le principe des teppanyaki. Cette cuisine japonaise utilise une grande plaque chauffante autour de laquelle les convives sont assis. Le chef prépare en « live » les plats commandés : rapidité, précision du geste, jonglage et lancé de salière sont au programme : le repas devient ici un vrai spectacle.

C’était pour moi une grande première, je ne pourrai donc pas comparer avec d’autres établissements du même genre. Soyons original avec un point négatif pour commencer : l’accueil a été un peu froid. A la décharge du personnel, il est vrai que nous n’avions pas réservé en avance et que nous voulions vraiment profiter du spectacle et des plats assis autour d’une table de cuisson. Ce petit moment de flottement derrière nous, nous avons pu nous installer et enfiler notre kimono pour l’ambiance, et contre les taches (voir le passage sur le lancer d’omelette). Le personnel s’est ensuite montré sympathique, et notamment le chef qui a vraiment pris le temps de préparer nos plats avec le sourire. Le service est resté parfois maladroit, mais rien de catastrophique.

Passons maintenant au principal : j’ai bien mangé ! J’ai pris un menu 6 services orienté « poisson » : sushi, miso, calamars, saumon, thon… J’ai également eu la chance de goûter le menu pour les carnivores qui, lui aussi, était très bon. La méthode de cuisson des aliments et les huiles utilisées donnent un goût savoureux aux différents plats. Évidemment l’attrait de ce genre de lieu est aussi dans le « show ». Le chef était très sympathique, et est resté discret tout en mettant l’ambiance avec quelques tours de passe-passe. Le lancer d’omelette semble être le passage obligé et est assez marrant, moyennant un peu d’humour. Au final, on est hypnotisé par les gestes rapides, mais toujours délicats du cuistot. Le principe teppanyaki est très « exotique » et propose une expérience vraiment différente. Je comprends mieux le succès de ce genre de restaurant et je vous conseille d’essayer au moins une fois.

Concernant la décoration, je vous laisse vous faire votre propre opinion grâce aux photos. À noter que Taiyiyou propose aussi des sushi, sashimi et des bento. Les sushi goûtés dans mon menu étaient bons, j’y retournerai sans doute pour me faire un avis plus précis à leur propos.

En guise de conclusion, je vous propose une petite « check-list » des choses à prévoir si vous décidez d’aller au Taiyiyou :

- du temps, car pour un menu 6 services il faut facilement compter entre 2h30 et 3h.

- un habillement léger, car qui dit taques de cuisson, kimono, et digestion, dit température « tropicalo-caniculaire » (j’exagère un peu quand même).

- une réservation, histoire que la gestion des places autour des tables soit plus facile pour le restaurant.

- de l’appétit, car 6 services, mine de rien, c’est copieux !

Coordonnées du restaurant Taiyiyou:

Avenue de Philippeville 242, 6001 Marcinelle.

Tel : 071/511.558

GSM : 0484/652.348

Ouvert tous les jours entre 11h30-14h30 et 17h30-22h30.

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“Le Gourmet Solitaire” - Jirō Taniguchi et Masayuki Kusumi

Le héros de ce manga mange. Non pas qu’il mange entre autres choses, non. Il ne fait que manger ou presque. On ne sait quasi rien de lui, si ce n’est qu’il est importateur d’accessoires de mode. Un concept intrigant et, avouons-le, assez risqué. Sauf que…

Sauf qu’au dessin, c’est Jirô Taniguchi. Vous le connaissez sans doute : il est certainement un des mangakas les plus connus de ce côté-ci du monde. Le public francophone semble vivre une véritable histoire d’amour avec ce dernier et j’ai l’impression que beaucoup sont tombés dans le manga grâce à lui. Il avoue d’ailleurs lui-même être un passionné de BD « franco-belge ». Son œuvre la plus connue est sans doute « Quartier Lointain », qui a été adaptée au cinéma par le réalisateur belge Sam Gabarski.

Pas la peine de vous mentir, je suis fan. Je le considère d’ailleurs comme un des « sensei » du manga contemporain. Je trouve ses dessins magnifiques et touchants. Les regards, mais quels regards ! Taniguchi-san possède son style bien à lui, quitte à s’écarter des « codes » du manga. Certains lui reprochent d’ailleurs son côté occidentalisé : ce ne serait pas du « vrai » manga ! La question des genres et de leurs évolutions est évidemment intéressante, mais certainement pas sur le mode binaire vrai/faux. On évitera donc ici ce genre de considérations.

Dans « Le Gourmet Solitaire », on retrouve tous ce que j’aime chez Taniguchi. Des personnages vivants : il n’est pas besoin de deviner l’émotion de la scène, il suffit juste de l’apprécier. Ce qui fait toute la différence. Concernant les décors, ceux-ci sont plus vrais que nature et très présents. Il donne force et cohérence au récit. On est loin des vides géométriques présents dans certaines autres œuvres, sans pour autant tomber dans la démontratin technique.

Au niveau du scénario, j’ai trouvé très peu d’informations sur Masayuki Kusumi, si ce n’est qu’il a également collaboré avec Jirô Taniguchi pour un manga intitulé « Le Promeneur ». Même si le principe de base du « Gourmet Solitaire » peut faire peur, celui-ci se révèle très intéressant. On accompagne le héros dans ses choix de restaurants, de plats. On vit ses hésitations, ses joies, ses déceptions. Il est vrai que choisir un endroit où manger, surtout lorsqu’on ne connaît pas, peut s’avérer être un casse-tête assez complexe. Qui n’a jamais hésité, tourné en rond plusieurs minutes, avant de finalement se décider à tester ce petit restaurant à l’apparence carrément sordide, mais dont les clients sortent tous-sourires? La postface, une nouvelle écrite par le scénariste, a pour sujet ce genre de petites aventures du quotidien.

Chaque chapitre du manga est composé de 8 pages et porte le nom d’une spécialité régionale. J’ai donc beaucoup appris sur la gastronomie japonaise : certaines cases décrivent même la composition des plats commandés par notre gourmet solitaire. Alors oui, évidemment, je le conseille. Si vous ne connaissez pas Jirô Taniguchi, commencez peut-être par un manga plus « classique », comme « Quartier Lointain », qui est sans doute plus accessible au premier abord. Par contre, si vous hésitiez à franchir le pas par peur du scénario, je vous invite à vous laisser tenter.

Un petit avertissement pour terminer cette chronique: je vous déconseille de lire ce manga avant d’aller dormir, car même si « qui dort dîne », l’appétit, ici, vient en lisant.

« Le Gourmet Solitaire » est paru chez Casterman dans la collection Sakka.

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Nagomi Superstore à Bruxelles

Je vous ai récemment présenté la librairie Aoki Shoten. Il est maintenant temps mettre fin à ce suspens insoutenable en vous dévoilant la deuxième étape de cette journée « 100% Japon » à Bruxelles : le Nagomi Superstore. Située chaussée de Vleurgat, à deux pas de l’avenue Louise, cette épicerie japonaise a su trouver les arguments pour alléger mon portefeuille. Qu’en sera-t-il du vôtre ?

Superstore Nagomi, c’est toute une gamme de produits typiquement japonais : nouilles instantanées, sauce soja, algues, riz, tofu, miso… j’en passe et des meilleurs. L’épicerie est assez petite, mais elle s’étend sur deux étages ce qui lui permet d’offrir pas mal de choix.

Un petit aperçu de mes achats ? Une bouteille d’Owa beer, tout d’abord. Histoire de commencer par un produit belgo-nippon. Cette bière est produite par un Japonais vivant en Belgique. A base de riz, je l’avais trouvée très bonne lors de la Japan Expo Belgium. Je me suis aussi pris du thé vert en bouteille, il paraît que c’est une des boissons les plus répandues dans l’archipel. Côté nourriture, je me suis évidemment offert quelques sachets de nouilles instantanées. Pour le dessert, une petite boîte de financiers au thé vert qui se sont avérés…à tomber par terre ! Un délice !

L’attrait du lieu réside aussi dans son « coin recettes ». Vous pourrez vous servir librement de recettes utilisant les produits vendus dans les rayons du magasin. Technique commerciale plus que pratique et vraiment intéressante pour les non-initiés à la gastronomie japonaise.

Nagomi Superstore offre également un service traiteur. L’idéal semble être de commander vos sushi/sashimi à l’avance si vous passez dans le coin. Pour couronner le tout, le magasin est situé à deux pas de l’excellentissime restaurant Izaka-ya, dont je vous parlerai très prochainement…

Et vous, chers lecteurs, avez-vous déjà testé le Nagomi Superstore ? Connaissez-vous d’autres bonnes adresses du style sur Bruxelles ?

Retrouvez tous les produits et le magasin virtuel sur : http://www.nagomi.be/

Rejoignez le magasin sur: Facebook et Twitter.

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Belgian Beer Weekend {ベルギービールウィークエンド}

Lorsque l’on habite en Belgique, difficile d’asseoir un quelconque sentiment « patriotique » sur une histoire millénaire (le pays a été créé en 1830), remplie de conquêtes (18 jours, le temps pour les nazis d’envahir le pays tout entier), et de personnages mythiques (Plastic Bertrand ?). Par la force des choses, on se contente donc d’être content pour toute une série de petites choses, dont la plus importante est certainement le fait d’arriver à se réjouir pour toute une série de petites choses… Ce qui est selon moi la caractéristique principale de l’« esprit belge », en admettant qu’il existe.

Il est vrai que la Belgique a récemment acquis une nouvelle notoriété pour avoir battu le record du monde dans la catégorie « absence de gouvernement », avec un score de 545 jours. Même si les différends entre les communautés occupent tout l’espace médiatique et politique, il est encore possible de trouver quelques spécialités qui mettent tout le monde d’accord. Parmi celles-ci, la bière : le pays compte environs 140 brasseries pour un total de 800 bières différentes (chiffres variant en fonction des sources, et de l’ego de l’auteur). Pour les amateurs, une diversité paradisiaque concentrée sur un tout petit territoire. Vous l’aurez compris, si un jour vous croisez un Belge à l’étranger, vous aurez une chance sur deux qu’il vous parle de bière, et une chance sur deux qu’il vous parle de chocolat, mais ça, c’est une autre histoire.

Quel rapport avec le Japon, me direz-vous ? Et bien, je suis tombé par hasard sur le site du « Belgian Beer Weekend » organisé à… Tokyo et Osaka. Concernant la version tokyoïte, c’est près de 21.000 personnes qui se sont donnés rendez-vous du 8 au 11 septembre 2011. L’édition d’Osaka, quant à elle, a eu lieu début juin et a réuni 13.000 visiteurs.

Photo: orimo

Au menu, une sélection de 48 bières belges, le tout accompagné par des plats typiques (frites, gaufres…) et par des concerts d’artistes belges. À y regarder de plus près, on retrouve évidemment les stars « trappistes » habituelles, comme la Chimay ou l’Orval, ainsi que quelques bières plus originales, comme la Kriek Belle-Vue réalisée à base de cerises. De quoi proposer à nos amis japonais un bel aperçu de ce qui se fait de mieux dans notre petit pays!

L’occasion pour les sociétés importatrices de faire la promotion de leurs produits, et pour la Belgique se présenter sous son meilleur jour. L’événement étant évidemment soutenu par notre ambassade au Japon.

Photo: Steve Nagata

Alors qui sait, rendez-vous lors d’une édition future pour un live en « direct » du Japan Beer Weekend ? En attendant, vous pouvez toujours visiter le site traduit en anglais, ou encore mieux : venir directement à la source, en Belgique !

PS : Même Michael Jackson a écrit un ouvrage intitulé « Grandes Bières de Belgique » … excusez du peu !

Source: site officiel du Belgian Beer Weekend

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Restaurant: Urban Fresh Cooking à Liège

J’ai profité d’une soirée passée à Liège pour tester le restaurant Urban Fresh Cooking. D’après mes recherches sur internet, il semble être un des seuls, si pas le seul, restaurant proposant une cuisine “japonaise” dans le centre ville. Je met des guillemets volontairement: pas la peine de s’attendre à un 今日は (“konichiwa”) ou à une ambiance exotique. Le nom du restaurant l’affirme même clairement: on est du côté de la cuisine “fusion”. Les puristes du sushi seront donc prévenus. Mais pour les amoureux de nouvelles sensations, c’est un détour qui vaut la peine !

Le principe du restaurant est celui d’un “kaitenzushi”, avec un tapis roulant au milieu où les plats défilent sur des assiettes de plusieurs couleurs. A chaque couleur correspond un prix, comptabilisé par le serveur à la fin du repas en fonction des plats consommés. Un principe que je trouve toujours très sympa et amusant.

Au niveau de la cuisine, j’ai trouvé cela très frais et très fin. Même si quelques sushis plus “commun” sont proposés, l’intérêt de l’endroit est de se laisser tenter par des expériences plus originales : poulet-curry-mangue, thon-ciboulette, crevette-menthe, … Des associations explosives qui m’ont vraiment séduit. Au niveaux des plats chauds, la soupe miso et les brochettes teriyaki sont également délicieuses. Il est aussi possible de commander des woks, mais je n’ai pas eu l’occasion de tester.

L’ambiance du restaurant est “minimaliste”: lumière tamisée et colorée, musique lounge. On aime ou on aime pas, mais cela correspond bien avec les plats proposés. L’accueil est chaleureux et professionnel, que du positif à ce niveau.

Concernant l’addition, Urban Fresh Cooking se situe dans la moyenne des sushi bars qui ne sont de toute façon jamais très bon marché. Compter environ 3,5€ pour une soupe miso, 4€ pour deux nigiri et 4,5€ pour le 6 maki “simples”.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un bon moment de découverte et je vous invite à vous laisser tenter.

Je fini ce billet avec 2 photos qui j’espère, vous mettront l’eau à la bouche:

Un sushi assez classique : thon - avocat - masago

Un sushi plutôt original et vraiment intéressant: poulet - curry - mangue !

Toutes les infos ici: urbanfreshcooking.be

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