Billets comportant le tag japon
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La version mise en page et les photos sont disponibles sur la nouvelle version du blog: http://www.watashinokutsu.be
Aujourd’hui, je vous emmène dans le temple du sushi Carolo : le Kokeshi Sushi Bar. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, ces sushis comptent parmi les meilleurs qu’il m’a été de manger en dehors du Japon. Voilà, c’est dit. Tant pis pour le suspens.
Le Kokeshi est un kaiten sushi situé à City Nord à Gosselies, dans la région de Charleroi. La situation n’est pas très charmante, en pleine zone commerciale, mais c’est évidemment pratique pour faire une petite sortie shopping. Le restaurant prend place dans un bel espace encadré de baies vitrées et propose une ambiance aérée, moderne et lumineuse.
Vous n’irez de toute façon pas là pour la beauté des fresques murales ou la propreté du parquet. Vous irez pour y manger des sushis carrément divins. Le Kokeshi propose aussi bien des sushis traditionnels que des compositions plus personnelles, sans pour autant tomber dans le “tout-fusion”. La carte est variée, et certaines compositions proposent de la Dorade. C’est vraiment appréciable tant, une fois sorti du sol nippon, il ne semble rester que le thon et le saumon. Le tout est admirablement présenté sur des assiettes aux couleurs acidulées qui mettent en valeur le travail des chefs. Les photos parlent d’elles-mêmes.
Vous savez ce qui, pour moi, faire la grande différence des sushis de cet endroit ? Le riz, tout simplement. Il est savoureux et cuit à la perfection, laissant distinguer la saveur chaque grain. On évite donc l’infâme purée pâle et collante que certains entrepreneurs opportunistes appellent du “riz”. Vous l’aurez compris, j’ai vécu une mauvaise expérience récemment.
Si vous n’aimez pas le poisson cru, il y a aussi quelques plats chauds qui sont également succulents. Le personnel est très sympathique, et les cuistots répondent vite et bien aux demandes des clients. Vous verrez, il est impossible de rester insensible à ce défilé de délicatesses japonaises. Si vous vous laissez emporter, l’addition risque de monter un peu. La qualité se paye.
Un nouveau Kokeshi Suhsi Bar a récemment ouvert à Bruxelles. J’irai peut-être tester un de ces jours pour voir s’il est aussi bon que son pendant Carolo. Une dernière information intéressante: on trouve parfois le ZOOM JAPON, ce petit journal francophone, gratuit, et très intéressant sur le Japon.
Toutes les informations complémentaires (horaire, carte, ateliers, photographie…) sont sur le (très joli) site du restaurant : http://www.kokeshi.be/. Si vous êtes de passage dans la région, vous pouvez aussi consulter mon articule sur le restaurant teppanyaki Taiyiyou à Marcinelle. Attention, en semaine, le Kokeshi n’ouvre que le midi !
Il m’aurait été impossible de ne pas partager avec vous ce gigantesque coup de coeur. Je sors toujours de cet endroit avec le sourire. Comme de cet article d’ailleurs.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
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Après presque un mois de silence, 2 articles en un seul week-end ! J’ai malheureusement eu trop peu de temps à consacrer au blog. D’ailleurs, où en étais-je dans le récit de mon voyage ? Ah oui ! Après avoir visité les chutes de Kegon, nous avons repris la voiture de mon ami japonais en direction du lac Chuzenji. Après 2 longues et interminables… minutes de route, un spectacle magnifique s’est offert à nous. Il faut avouer que l’on a eu beaucoup de la chance avec le soleil, et ce malgré le fait que nous étions en pleine saison des pluies.
Les photographies parlent d’elles-mêmes. Si j’avais le temps et l’équipement, j’aurais adoré piquer une petite tête dans le lac. Nous nous sommes laissé subjuguer par le paysage quelques instants avant de continuer notre route. Un peu par hasard, nous sommes arrivés dans un ancien champ de bataille ayant marqué l’histoire du Japon, la lande « Senjogahara ».
Hormis les herbes folles et quelques fantômes de samouraïs imaginés, il n’y avait pas grande chose à voir sur cette plaine décidément bien vide… Le prochain article parlera de l’attraction principale de Nikko : ses sanctuaires et ses temples !
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Je continue le récit de mon premier voyage au Japon avec une petite série d’articles à propos de la région de Nikko. Premier arrêt : les chutes de Kegon. Un paysage magnifique situé dans la préfecture de Tochigi, au nord de Tokyo.
Ces chutes d’eau comptent parmi les plus grandes du Japon, avec une hauteur totale avoisinant les 100 mètres. Une fois arrivés à Chuzenjiko Onsen (que nous traduirons ici par Chuzenjiko-les-bains ^^), nous avons pris l’ascenseur (payant) qui propose de descendre au pied des chutes afin de profiter d’une belle perspective. Le jour de notre visite, le débit était assez impressionnant. Le paysage est hypnotique, et hormis la chute d’eau principale, une multitude de ruissellements serpentent dans la vallée offrant l’illusion d’une véritable colline aquatique.
En été, il est bien agréable de profiter de la fraîcheur du coin et de rêvasser quelques instants devant le spectacle. L’endroit doit être tout simplement magnifique en automne. Et zut, je devrai revenir. C’est un arrêt qui semble assez fréquenté par les voyages scolaires, il vous faudra donc peut-être un peu de patience avant de profiter d’un moment de calme.
Une fois remonté, nous avons pris un rapide petit snack avant reprendre notre route. Il paraît que par là, il a des singes qui aiment traîner et embêter les touristes. J’admets être un peu déçu de les avoir ratés.
Plus d’informations sur les chutes (en anglais) sur www.japan-guide.com.
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Apprendre le japonais à Charleroi : nouveaux cours à partir de la rentrée 2012
watashinokutsu / 14 août 2012 / Parler / Permalien Edit
Suite à un commentaire sur Facebook (rejoignez-nous!), je me fais ici le relais d’une information qui pourrait en intéresser plus d’un(e) ! En effet, les Cours Commerciaux Communaux de Charleroi ouvrent un cours du soir de japonais (niveau débutant 1 et 2) à partir de la rentrée 2012.
Voici quelques informations :
Durée des cours : 3h, de 18 h à 21 h en soirée la semaine.
Prix : environ 45€ (chiffre donné à titre indicatif, à vérifier lors de l’inscription). Les cours sont gratuits pour les 15-18 ans, les chômeurs, les minimexés et les personnes handicapées.
Qui ? Le professeur est Jean-Michel Abrassart, lecteur du blog, marié à une Japonaise et qui utilisera principalement la méthode « Minna no Nihongo ». Vous pouvez en apprendre plus sur lui via son profil Linkedin. Concernant les objectifs des différents niveaux, qui est mieux placé que le sensei en personne pour en parler :
L’UF1 correspond à « japonais de la survie », l’UF2 à « vrai débutant » (pour donner une idée). En UF1 on voit les hiraganas, katakanas et environ une trentaine de kanjis de base. Le but est qu’à la fin de l’UF2 les élèves puissent passer le test kanken niveau 10 (lecture/écriture de 80 kanjis) {…}.
Si vous êtes intéressés, les cours commencent dès la première semaine de septembre. Pour toute information supplémentaire, contactez directement l’école :
Cours commerciaux communaux de Charleroi
Boulevard Emile Devreux
276000 CHARLEROI
Tél. 071-33 30 43.
Ca me paraît être un tout bon plan si vous habitez là région carolo, et en plus vous pourrez toujours allez manger au Tayiyou après les cours pour vous donner du courage.
Alors, qui se met au japonais à la rentrée ? Vous connaissez d’autres endroits où il est possible d’apprendre le japonais en Belgique (et environs) ? Quelles sont vos impressions ?
Si vous aussi vous avez envie de faire passer une information en rapport avec la culture japonaise en général (événements, cours, activités,…), n’hésitez pas à laisser un commentaire ici, sur Facebook ou sur Twitter. Vous pouvez également m’envoyer directement un message via le formulaire. Si l’information cadre avec la philosophie de watashinokutsu.be, je me ferai un plaisir de la relayer.
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Il est bien difficile de choisir un endroit où dormir à Tokyo : l’offre est littéralement gigantesque, du plus traditionnel ryokan aux complexes hôteliers des plus modernes et luxueux. Évidemment, tout cela a un prix, et pour ma part j’avais choisi l’option globe-trotter, en tentant de trouver un endroit agréable, mais peu coûteux. Mon choix s’est finalement porté sur l’hôtel Aizuya Inn…
Le petit prix est incontestablement l’atout majeur de cet hôtel qui propose déjà des chambres simples aux alentours de 3300yen. En rajoutant 100yen pour la douche quotidienne, la note reste très correcte, surtout comparée aux prix moyens pratiqués à Tokyo. En plus, les tarifs sont dégressifs, ce qui peut s’avérer très intéressant si vous restez, comme moi, longtemps au même endroit.
Chambre simple ? C’est ici ce que vous apprendrez ce que cela veut dire : un futon (confortable), une mini table basse, un air conditionné (ultrasilencieux), une petite télévision, deux ceintres et c’est à peu près tout. Les chambres sont dépouillées et très petites, on comprend ici toute l’intérêt des télévisions à écran plat. Mais c’est le jeu, et on s’y attend : les tailles des chambres sont clairement indiquées sur le site en unité de mesure locale, le tatami (en gros 90x190cm pour un seul tatami, je vous laisse faire vos calculs). Détail qui a son importance : le WiFi est accessible gratuitement dans les chambres ! Prix bas, petite chambre, le lien est évident. Personnellement, cela ne m’a pas du tout dérangé et j’ai passé un excellent séjour. Il suffit d’un peu d’organisation.
Car il serait dommage de réduire l’Aizuya Inn à l’aspect financier: l’endroit est plein de charme et tenu avec le cœur. Une fois arrivé, j’ai été agréablement surpris par la gentillesse de l’accueil et par le professionnalisme du personnel. Raoul, le manager, parle français, ce qui est toujours très agréable et peut s’avérer utile en cas de petits ennuis. Au point de vue de la décoration, l’endroit est routard, mais sans en faire trop. C’est cosy et coloré, et il y a une atmosphère chaleureuse. Après quelques jours, on est content, le soir, de rentrer « à la maison » après avoir vu tant de choses dans la capitale japonaise. Le petit-déjeuner se prend dans un autre bâtiment à quelques pas de là, la formule de base est frugale, mais délicieuse. Ici encore, c’est la gentillesse du personnel que l’on apprécie le plus ! Pour le reste des facilités proposées, je vous renvoie bien évidemment au site internet. Je viendrais pointer un seul défaut concernant les chambres : l’isolation sonore. Cet aspect gagne d’autant plus en importance que le niveau de respect de vos voisins est bas. Dans le doute, je vous recommande donc de prévoir de protections auditives, pour ma part, cela m’a sauvé quelques nuits.
Un autre aspect important est la situation du « camp de base » lorsque l’on explore une ville aussi grande que Tokyo. À pied, l’Aizuya Inn est à 20 min d’Asakusa et à moins de 10 minutes de la station de métro Minami-senju située sur la très intéressante Hibya Line qui s’arrête notamment à Akihabara, Ginza, et Roppongi. La station est à quelques minutes de celle d’Ueno, ce qui facilitera vos déplacements en train, par exemple pour arriver et repartir de l’aéroport de Narita grâce à la Keisei Line. Niveau transport en commun, c’est donc particulièrement facile et bien desservi.
Le tableau est moins rose concernant le quartier dans lequel il est situé l’Aizuya Inn. La pauvreté est ici bien visible, et vous croiserez bon nombre de laissés-pour-compte. Revenir de Ginza ou d’Odaiba, royaumes des grands magasins, vers ce coin de la ville est d’ailleurs assez étrange, et cela permet sans doute de relativiser un peu l’idéale société japonaise en découvrant la misère de certains de ses habitants. L’endroit fourmille d’ailleurs d’hôtels à très bas prix que je suppose être destiné aux travailleurs journaliers, voire à la main-d’œuvre étrangère. Mais que cela ne vous effraye absolument pas. Nous sommes au Japon, et vous n’aurez aucun problème, même dans un quartier très pauvre. Si cela vous étonnera certainement les premiers jours, vous apprécierez par la suite le calme que cet endroit vous offre.
En conclusion, je vous recommande chaudement l’Aizuya Inn si vous cherchez un hôtel chaleureux et à prix réduit. Si votre horizon d’attente est celui d’un « routard » prêt à faire quelques concessions, vous ne serez absolument pas déçus et vous garderez, comme moi, le doux souvenir d’un petit « chez-soi » éphémère à taille humaine.
Toutes les informations sont bien évidemment sur le site internet : Aizuya Inn.
J’écris quelques lignes très ciblées en fin d’article afin de partager un petit souci technique qui m’est arrivé en début de séjour. N’ayant rien trouvé sur internet comme solution au moment de la panne, j’en parle afin que cela puisse éventuellement servir à d’autres. En arrivant au Japon, j’ai tenté de me connecter à l’internet partagé de l’hôtel. Mon MacBook Air arrivait bien à se connecter au WiFi, mais pas à naviguer sur internet. Après avoir essayé plein de paramètres différents, la solution a été de simplement attendre un jour ou deux. Ce serait un problème de sécurité ou de permissions, lié aux ordinateurs Apple, et qui semble se résoudre par lui-même avec le temps. Si vous avez un problème de connexion WiFi en arrivant au Japon avec votre Mac, patience !
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Ma première journée au Japon, je l’ai passée à Asakusa. Spot touristique incontournable de Tokyo, je n’ai bien sûr pas la prétention de vous le faire découvrir. J’avais cependant vraiment envie de faire un article sur cet endroit tant il m’a charmé, l’espace d’une journée ensoleillée.
Je suis arrivé par le nord, et à pied, mon hôtel étant situé à une dizaine de minutes de marche d’Asakusa. Cette petite balade m’a donné l’occasion de découvrir un charmant petit parc : le Sumida-koen, situé à l’est du temple d’Asakusa. Ce parc, tout en longueur, serpente le long de la rivière du même nom. Je dois admettre qu’au mois de juillet, on a un peu l’impression d’arriver alors que la fête est finie. Au regard des nombreux cerisiers pas en fleurs bordant le chemin, je n’ai aucun doute, durant le hanami, l’endroit doit être tout simplement magique. Sinon rien de vraiment exceptionnel, si ce n’est une balade sympathique le long de la Sumida et un point de vue intéressant sur la Tokyo Sky Tree.
À la fin du parc, on arrive au niveau d’un pont rouge vif, l’Azuma Bashi. Si vous le traversez (vers la Tokyo Sky Tree), vous arrivez à Ryogoku, le quartier des sumotoris. Pour ma part, je me suis contenté de faire quelques photos de la flamme d’or du siège social de la société brassicole Asahi.
La porte Kaminarimon : cette image est sans doute une des plus connues de Tokyo. Et au nombre de touristes présents, on se rend compte de la renommée internationale des lieux. L’endroit est donc bondé de touristes, proies faciles pour les nombreux Japonais proposant des tours de « pousse-pousse » ou encore de «jinrikisha». Malgré ça, on ne peut qu’être impressionné par l’architecture massive et détaillée de l’édifice.
Passé cette première porte, une longue allée aussi commerçante que rectiligne offre une vue directe sur la seconde porte d’accès au temple, la porte Hozomon. On joue un peu des coudes, on se plait à entendre des langues aux accents encore plus lointains que le lointain dans lequel on est déjà. Les articles souvenirs sont nombreux et on se dit qu’au pire, on reviendra en urgence le dernier jour pour dépenser ses derniers yens. En attendant, on espère que ça sera moins cher ailleurs… J’ai fait une petite pause en savourant un thé glacé et des brochettes de pâte de haricots rouges. Ca a du bon de faire comme tout le monde !
Après la seconde porte, l’ambiance change du tout au tout. Certes, ça ne se désemplit pas, mais pour beaucoup, l’endroit est un lieu de vénération. Je suis au temple Senjo-ji et le grand écart est total entre les Japonais emprunts de piété et les curieux touristes. Les premiers venant pour se recueillir, les seconds venant, notamment, admirer les premiers se recueillir. L’atmosphère reste plus qu’agréable, et on se plait à observer tout ce petit monde aller et venir. Le shinto est encore aujourd’hui très important pour les Japonais et il suffit de rester quelques instants au Senjo-ji pour s’en rendre compte. La pagode à 5 étages est elle aussi impressionnante et on ne peut s’empêcher de faire le lien avec la Tokyo Sky Tree qui pointe à l’horizon. « Japon, entre tradition et modernité », je comprends à ce moment pourquoi les trois quarts des reportages sur l’archipel commencent par ce parallèle tant celui-ci frappe tous les sens une fois débarqué sur le sol nippon.
Après l’effervescence, il est bien agréable de sortir de l’axe principal pour découvrir les temples et les jardins entourant le temple. Et cela vaut aussi la peine de se perdre dans le quartier d’Asakusa. Je suis parti au nord, où j’ai découvert mon premier pachinko, pour redescendre ensuite par l’ouest. Plus on s’éloigne du Senso-ji, et plus le nombre de touristes va en décroissant. Pourtant, de nombreux petits commerces et restaurants, qui semblent installés là depuis toujours, donnent à Asakusa un vrai cachet. J’ai notamment découvert quelques rues commerciales couvertes tout à fait sympathiques. En se baladant un peu, on peut même trouver d’autres temples à apprécier. Si vous avez le temps, je ne peux que vous encourager à vous y perdre. Sinon, contentez-vous du Senso-ji et de ses deux portes gardiennes, cela sera déjà pas mal. Quoi qu’il en soit, j’espère que vous apprécierez autant que moi ce quartier de Tokyo.
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Je suis déjà dans l’avion du retour. Je déguste un dernier onigiri made in « Allitalia », et en regardant ma voisine de rangée, je comprends enfin comment ouvrir ces casse-croutes casse-têtes. Mieux vaut tard que jamais. Bon sang, que le temps passe vite ! Ce fut un merveilleux voyage, rempli de rencontres et d’aventures. À vrai dire, je n’aurai pas pu imaginer mieux ! J’ai eu énormément de chance et je n’oublierai jamais les nouveaux amis dont j’ai croisé, par hasard, la route…
Je tenais à m’excuser pour le peu d’informations postées sur le blog. Je suis sûr que vous comprendrez le pourquoi : Tokyo est une ville où il y a tant à faire et tant à voir. Elle offre une vie intense et vertigineuse où il est difficile de trouver le temps et l’énergie pour écrire et raconter. Ceux qui me suivent sur Facebook et Twitter ont eu un peu plus de nouvelles, mais à un rythme carrément honteux pour le web 2.0. Je dois pourtant vous avouer que ça m’a fait du bien de déconnecter, c’est aussi ça, ma conception des vacances. Et puis, de retour à la maison, une seule envie : me reposer ! Voilà donc le pourquoi du retard.
De retour en Belgique, je vais évidemment publier une série d’articles sur mon voyage. Je compte notamment revenir brièvement sur la question du budget et présenter l’hôtel où je suis resté 2 semaines. Je pense faire un article avec quelques conseils que je peux formuler grâce à mon expérience et qui pourront éventuellement servir à ceux qui partent pour la première fois. Je partagerai aussi avec vous quelques photographies et si le cœur m’en dit, je présenterai plus en détail quelques lieux qui m’ont particulièrement marqué.
À tous ceux qui hésitent, qui se sentent appelés par le Japon mais qui ont du mal à franchir le pas ou qui ont peur, je ne dirais qu’une cause : allez-y ! Personnellement, c’est encore mieux que ce que j’avais imaginé, et pourtant j’en avais imaginé des choses. La confrontation avec la réalité nippone a été un plaisir constant pendant deux semaines. Beaucoup de clichés tombent, et on est séduit par la complexité de cette société ainsi que par l’ampleur et la qualité du dialogue qu’il est possible d’entretenir avec ses habitants. Une véritable expérience dans cet autre bout du monde à la fois si proche et si différent. Il y a tant à apprendre aussi bien dans le recevoir que dans le donner. Rencontre, échange… c’est ce qui restera le plus longtemps gravé en moi. Car si aller au Japon c’est bien, rencontrer des Japonais, c’est encore mieux !
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7 jours que je suis à Tokyo. Une durée éternellement éphémère. Un mélange de seulement et de déjà. Je perds la notion du temps, mais quelles notions ai-je encore ? D’un côté, j’ai déjà vu tant de choses, de l’autre, j’ai l’impression qu’il y a encore tant à voir. Si seulement il n’était question que du regard.
Jusqu’à présent, je n’aurais pas pu imaginer plus beau voyage. Le Japon est un pays hors-norme. Enfin du moins, en dehors de « nos » normes. Car des règles, des codes, il en y a beaucoup dans ce pays aux si nombreux visages.
Il m’est difficile pour l’instant de prendre du recul, de trier, de mettre en mots les événements. Raconter, c’est déjà au passé. Et je n’ai pas envie de quitter ce présent. Chaque jour, je me dis encore en moi-même : « Je suis au Japon ! ». Comme pour me persuader, car tout est si proche et pourtant si différent, une sorte d’hallucination.
Je profite malgré tout d’un petit mal de dos passager pour vous expliquer brièvement mes premiers jours d’aventures.
J’ai donc pris l’avion à Bruxelles samedi passé vers 10h, heure belge, pour arriver le lendemain à la même heure à Tokyo. Le service d’Alitalia est très correct, habitué de Ryanair, ça m’a fait du bien d’avoir (un peu) plus de place. Sinon rien à dire, les repas étaient bons, les voisins sympas et les avions ponctuels. Heureusement, car le transfert à Rome a été un peu tendu, je devais changer de terminal en une heure. Un peu juste vu la quantité de monde au contrôle des passeports entre les deux bâtiments. Sans passeport européen (il y a deux files d’attente), j’aurais sans doute raté mon deuxième avion.
À l’atterrissage, l’excitation compense largement la fatigue, et il faut évidemment encore faire la file à la douane, récupérer sa valise, acheter le ticket de train, mais peu importe : « je suis au Japon !». À ce moment-là, je ne réalise pas vraiment. Je suis dans un autre monde où suis-je autre dans le même monde ?
À partir de ce moment, tout s’enchaîne très (trop ?) vite. Je prends la Keisei line jusqu’a la gare d’Ueno, et puis le métro pour arriver à l’hôtel. Une fois installé, première sortie et découverte du combini le plus proche. Le premier souper sera light mais local : onigiri et thé vert. Et puis repos pour contrer le jet lag.
Mon premier jour à Tokyo, je l’ai passé à Asakusa, un des plus vieux quartiers de la ville avec son temple connu dans le monde entier. J’ai pris le temps de me balader sur les rives de la sumida et je suis même entré dans un pachinko (sorte de machine à sous japonaise). Quel bruit assourdissant !
Au soir, j’ai rencontré mon correspondant japonais avec qui j’échangeais des mails depuis quelques mois. Ce fut une magnifique rencontre. Nous avons passé les 3 jours suivants ensemble. D’abord en visitant quelques quartiers connus de Tokyo (Omotesando, Harajuku, Shibuya, …) puis en allant ensuite visiter sa région: celle de Nasu et de Nikko, au nord de Tokyo. Je n’ai pas le temps maintenant de rentrer dans les détails, mais cela a été pour moi des journées incroyables. J’ai vu des paysages et des bâtiments magnifiques dans un Japon plus rural, et j’ai eu l’occasion de manger une multitude de choses délicieuses. Le voyage est évidemment plus facile lorsque l’on est accompagné pour ami local. Quelle chance ! Quelle rencontre !
Hier, je me suis offert une journée urbaine dans les magasins géants et les salles de jeux de Akihabara, la « ville électrique ». Après un délicieux ramen, une petite ballade nocturne et digestive dans le quartier de Kagurazaka. Tout simplement magnifique, sur ce coup-là, le guide du Routard a particulièrement vu juste.
J’espère que le bref résumé vous a plus. Je vous mets quelques photos « brutes » avant le reste qui viendra bien vite quand je serai de retour en Belgique. Il y en a aussi pas mal sur la page Facebook que je vous invite à aimer et à partager. Sinon, n’oubliez pas Twitter pour quelques brèves écrites « à chaud » en direct du Japon.
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Cette fois-ci, ça se rapproche vraiment : je pars dans moins d’une semaine. Samedi prochain, je prendrai l’avion pour mon premier voyage au Japon. Comme certains l’ont déjà lu, je resterai principalement à Tokyo et ce pendant 2 semaines. Je me propose de partager avec vous quelques réflexions avant le départ.
Au niveau du programme brièvement présenté dans l’article précédent sur le budget, j’ai décidé d’effectuer quelques changements. Finalement, je n’irai pas au sommet du mont Fuji. J’ai de plus en plus de doutes sur l’intérêt de l’ascension, surtout au regard de la fatigue occasionnée. Je ne dis pas que ce ne sera pas à l’ordre du jour d’un prochain voyage, mais pour l’instant, ce n’est plus dans mes priorités. Et puis, ça me fait aussi gagner de la place dans mes bagages en évitant de prendre mes chaussures de marche et mon polar. Ce qui n’est pas négligeable lorsque l’on essaye de partir léger pour pouvoir revenir plus lourd, shopping oblige.
Par contre, sur invitation d’un ami, j’ai décidé de quitter Tokyo pour visiter Nikko et la région de Nasu. Je quitterai donc quelques heures la jungle urbaine pour visiter la ville aux nombreux temples classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Au-delà de cet argument tout droit tiré d’une brochure pour touristes de passage, je pense vraiment que je vais aimer. Au pied des montagnes et au milieu des forêts, il parait que certains temples valent vraiment le détour. Une belle escapade en perspective.
La moins bonne nouvelle c’est que j’ai dû revoir le budget à la hausse de 10 % environ. Pas besoin de chercher bien loin l’explication, il suffit de voir l’évolution du cours du yen. En parlant de ça, j’ai vécu un moment d’absurdité total au moment de les commander. Je téléphone à ma banque qui me donne un taux de change d’environ 3 ou 4 % inférieur au cours en temps direct, commission oblige. J’essaye de négocier et l’employée me conseil de contacter un bureau de change spécialisé qui en principe propose des taux plus avantageux. Ce que je fais, et là, c’était une commission d’environs 8-9 % qui était retirée. Devant ma stupéfaction, ils ont quand même tenté un « on peut vous faire un prix »… Je téléphone donc une deuxième fois à ma banque et là, en 10 minutes, comme par magie, le taux de change avait changé alors que l’on m’avait certifié auparavant qu’il était fixé une fois par jour. Heureusement en ma faveur, j’ai pu profiter de ce quiproquo qui en dit long sur l’efficacité et la pseudorationalité de certains calculs banquiers.
Pourquoi je vous raconte ça ? Simplement pour que vous soyez vigilant sur la question et que vous compariez différentes offres à plusieurs moments dans la période précédent votre départ. Une différence d’1 % ou 2 % peut vite être significative sur des sommes importantes.
Concernant les achats de dernière minute, je me suis offert le Tokyo City Atlas recommandé par le guide du routard. Je le trouve extrêmement clair et pratique à priori. Je vous ferai un petit test à mon retour. Sinon rien de très original : un petit sac à dos pour les sorties quotidiennes, une boussole de poche et un portefeuille de voyage.
Je ne peux que vous inviter à repasser sur le blog dans les semaines à venir. Pendant mon voyage, je donnerai la priorité à des articles à chaud assez courts avec des photos pour vous faire partager l’ambiance. Les articles de fond viendront dans un second temps, et ce dès mon retour.
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Je vous avais promis de vous reparler de la magnifique ville de Bologne. Après avoir découvert le magasin d’articles japonais Yamey, véritable caverne d’Ali Baba sauce soja, je vous propose de retourner en Italie pour de nouvelles découvertes culinaires !
Zushi est une chaîne de restaurants japonais présente dans le nord de l’Italie, et notamment en Émilie-Romagne, en Lombardie et en Vénétie. On décompte actuellement 8 restaurants dont la liste complète est proposée sur le site de la marque.
Pas la peine de tourner autour du pot, mon avis est très positif sur le Zushi de Bologne. De prime abord, il est clair que l’aspect « chaîne » déplaira à certains : on est ici dans un décor hyper design avec un personnel de salle italien. Pour l’authenticité japonaise, on repassera. On applaudit quand même la tentative avec les quelques magazines en japonais disposés à l’entrée. Mais au final, c’est bien peu important au regard de la qualité des plats qui sont proposés.
En entrée, une délicieuse salade wakame épicée ainsi qu’une salade de calamars et de champignons. Les plats arrivent est c’est déjà une bonne surprise. Les salades sont copieuses et savoureuses et mettent vraiment en appétit pour les sushis qui attendent d’atterrir sur notre table. A ce niveau, le choix est très large, partant des sushis au thon et au saumon, en passant par des compositions plus rares, comme le sushi au calamar ou au poulpe. D’autres poissons sont également proposés, mais je vous laisserai le soin de traduire les noms italiens par vous-même.
On retrouve également toute une gamme de maki avec certaines compositions plus « fusion » utilisant du philadelphia par exemple. Certains sushis proposés en plat principal (et non en dessert !) proposent même d’enrouler de la chair de scampi dans une fine tranche de mangue. J’avoue avoir passé mon tour sur ce coup-là. Il y a aussi des sashimis, des tartares, des salades, et même des plats chauds comme des soba, udon ou encore des brochettes yakitori. Vous l’aurez compris, il y en a pour tous les goûts.
Le service est relativement impersonnel, comme souvent dans ce genre de restaurant à « enseigne », mais il était tout à fait professionnel et accueillant. Au niveau de l’ambiance et la décoration, c’est clairement l’image d’un Tokyo design et futuriste qui est mis en avant. Le samouraï troquera donc pour cette fois son sabre contre un sabre « laser » et une paire de baguettes lavable au lave-vaisselle. Il est clair que cette décoration ne laissera personne indifférent. J’ai personnellement bien aimé la lumière apportée par le plancher lumineux. On apprécie moins le côté découpé et cubique de l’ensemble qui multiplie les volumes confinant au lieu d’ouvrir l’espace, rentabilité oblige.
L’addition s’est avérée tout à fait correcte, ce qui fait toujours plaisir. Et pour le dessert ? J’ai craqué pour des shiro daifuku, de délicieux mochis fourrés à la pâte de haricots rouges. Incontestablement une valeur sûre.
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Décidément, niveau cuisine asiatique, les Namurois sont gâtés. Après, je l’espère, vous avoir mis l’eau à la bouche avec les délicieux ramen de chez Ninja Noodles, voici un petit article sur un autre coup de cœur gastronomique.
Chez Riz, c’est un sans faute ou presque. Situé en plein cœur de la ville, avec une entrée rue de la croix et l’autre place du vieux marché, ce restaurant vous accueille dans un cadre magnifique. J’adore la décoration moderne et épurée, alliant design et touches asiatiques. L’endroit est très charmant, « lounge » sans en faire trop avec une musique à propos et très relaxante. Un havre de paix qui invite tout simplement au voyage. J’apprécie vraiment les « tableaux végétaux » accrochés au mur qui donnent vraiment un côté zen et naturel à l’ensemble.
Beau, calme, relaxant… si le cadre est important, il ne suffit pas à faire un bon restaurant. Et c’est là que Chez Riz continue admirablement sur sa lancée. C’est tout simplement excellent ! J’y suis allé de très nombreuses fois et je n’ai jamais été déçu. J’ai goûté de nombreux plats présents sur la carte et tous m’ont laissé de très bons souvenirs. La cuisine est d’inspiration japonaise mais laisse avec justesse la porte ouverte à d’autres spécialités asiatiques.
Je vous propose une petite sélection histoire de vous mettre en appétit. En entrée, le potage aux gyoza est déjà phénoménal. Ceux-ci sont manifestement faits “maison” et la soupe est bien relevée et savoureuse. Quant aux tempuras, ils sont légers et croustillants, du plaisir en beignets.
Concernant le plat principal, il est bien difficile de trancher. Les sushis sont selon moi de très bonne qualité et je me laisse souvent tenter. Cependant, il est clair que le choix est relativement limité et que l’on retrouve uniquement les grands « classiques » : thon, saumon, scampi, omelette…
Si vous préférez manger chaud, vous aurez l’embarras du choix. Personnellement, j’ai un gros coup de cœur pour le bœuf aux deux oignons qui est vraiment savoureux. Mais pourquoi ne pas vous laissez tenter par un poulet au curry rouge ou une spécialité teppanyaki ? Ces dernières valent également le détour ! Chez Riz propose aussi une spécialité de la maison : un bol en fonte arrive brûlant sur votre table et le ou la serveur(se) prépare alors devant vous votre repas qui cuit instantanément. Je dois avouer que je n’ai jamais testé cette formule. Il est à noter que la possibilité est offerte d’emporter les plats, ce qui peut toujours être intéressant.
En semaine et le midi, ce restaurant du centre de Namur propose une formule lunch sympathique et démocratique dans un style « bento ». Cerise sur le gâteau, les desserts m’ont également laissé un excellent souvenir. Alors, que demander de plus ?
Et bien pas grand-chose, surtout que l’accueil est toujours souriant et très professionnel. Parfois très rapide, que ceux qui aiment prendre le temps au restaurant préviennent les serveurs. Je trouve que l’addition est très correcte pour une cuisine de cette finesse et un moment de cette qualité.
Chez Riz est vraiment un des restaurants asiatiques incontournables à Namur. Vous l’aurez compris, j’ai été conquis aussi bien par la cuisine raffinée que par le cadre charmant.
Une dernière suggestion pour conclure cet article coup de cœur ? Je suis sûr que le thé au riz grillé saura vous surprendre agréablement en fin de repas.
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Surpris, c’est ce que j’ai été en visionnant le film Colorful de Keiichi Hara. Cet anime raconte l’histoire d’un esprit qui doit, contre son gré, revenir sur terre. Ce sera dans le corps de Makoto Kobayashi, un jeune garçon qui a tenté de mettre fin à ses jours. Un nouveau départ compliqué d’une âme greffée sur un corps inconnu et guidée par Purapura, l’envoyé espiègle du monde des morts. Sans connaître son passé, comme être au présent ? Et pour quel futur ? Beaucoup de questions qui trouveront des réponses, à condition de ne pas commettre les mêmes erreurs.
À vrai dire, vu le titre et les quelques images publicitaires aperçues, je m’attendais à un film léger et accessible. Un truc bien « mainstream », rempli de petits lapins jouant à cache-cache avec les arcs-en-ciel.
J’ai vite compris que Colorful ne mangeait pas de ce pain. Que du contraire, le long métrage tire un portrait dur de la famille japonaise moderne. Le gamin a essayé de se suicider : parents absents, frère prodige et harcèlement à l’école. Phénomène d’ailleurs très répandu au Japon et qui a même droit à un joli petit nom : l’ijime. Comme si ce cocktail détonnant ne suffisait pas, il va faire des découvertes assez glauques devant un love-hôtel, je vous passe les détails.
On est donc loin, très loin, du monde mignon des arcs-en-ciel. Ca m’apprendra à ne pas me renseigner sur ce que je regarde. Mais très vite, on apprécie l’originalité et on plonge dans l’histoire. L’empathie joue a plein régime, on se sent mal et on ne peut s’empêcher de lâcher un « mais vas-y enfin, reprend-toi mon gars ! » dans un grand cri aigre-doux perplexe face à l’attitude de Makoto. Car même si certains passages tirent en longueur, ça vaut vraiment la peine de s’accrocher.
Au niveau de l’animation, celle-ci est parfois fort rigide, à l’image des personnages au fond. Si c’est voulu, l’effet est plutôt réussi. Ce n’est de toute façon pas un film de ninjas, l’action attendra… On remarque quelques bonnes idées de mise en scène comme l’ouverture du film notamment. Certains petits détails sont aussi très réalistes et bien trouvés, ce qui vient enrichir le tout.
Si Colorful devait être un « vrai » film, avec de vrais morceaux d’humains dedans j’entends, ce serait plus Tokyo Sonata que l’élève Ducobu. Mais encore faut-il admettre que le deuxième est un « vrai » film, ce que l’on va faire, sinon on ne va jamais s’en sortir.
Que diriez-vous d’une belle lapalissade en guise de conclusion ? Colorful, c’est plein de couleurs ! Et pas seulement celles de l’arc-en-ciel. Il y a aussi le rouge colère, le noir deuil, le vert envie et le jaune trahison. Ce serait donc ça, le message ?
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Petite chronique rapide de l’une de mes dernières lectures en date : l’affaire Sugaya de Hiroshi Takano et Kenichi Tachibana, paru chez Delcourt, sous le label Akata.
Sugaya, c’est le nom d’un homme emprisonné à tort pendant 17 ans pour un meurtre qu’il n’a pas commis. Dans le cadre d’un nouveau programme de la Nippon Television Network Corporation, une équipe de journalistes décide de replonger dans l’affaire. Il y a vraiment un truc qui cloche. Un doute est possible, d’autant plus que le coupable n’a cessé de clamer son innocence. Ce manga raconte l’enquête, pas à pas, des journalistes qui vont se battre pour trouver la vérité. Kiyoshi Shimizu et de son équipe vont, à leur manière, changer le Japon : c’est en tout cas le slogan de l’émission pour laquelle ils travaillent, Action.
Tout est dit ais-je envie de dire. Car au-delà du speech, rien d’extraordinaire. J’ai trouvé le dessin relativement classique, de bonne qualité mais sans la petite touche supplémentaire qui le rend vraiment original. Il m’a fallu un peu de temps pour rentrer dans ce manga. Et puis, petit à petit, il faut avouer que l’on se prend au jeu. L’effet de réel, couplé à l’entrainement naturel de ce genre d’enquête poussent à toujours vouloir en savoir plus. L’empathie pour l’accusé à tort et le désir de justice suffisent à tenir debout le propos.
[Affaire-Sugaya-3] Si la manière de raconter est carrément moyenne, l’intérêt des faits est lui indéniable. Plus qu’une histoire, on se plonge dans un reportage sur le reportage. Une expérience intéressante qui a le mérite de changer un peu. Un interview de Sugaya-san et Shimizu-san ponctuent intelligement l’ouvrage. Sorte d’adoubement final des principaux acteurs sur la véracité des faits présentes, c’est assez intéressant. On s’amuse d’ailleurs à voir la ressemblance entre les dessins et les protagonistes réels.
Si vous êtes tatillon sur le « média » manga, passez clairement votre chemin. Les clichés de mise en scène et l’abus de certains stéréotypes auront vite fait de vous gâcher le plaisir. Si vous êtes prêt à faire abstraction, et que la lecture du résumé attise votre curiosité, alors vous pouvez sans doute vous laissez tenter…
Vous hésitez encore ? Besoin d’un autre avis ? Il y a une excellente chronique sur ce manga chez les amis de Pandacore.fr.
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Après le remarquable Cowboy Bebop, je n’avais qu’une envie : retrouver autant de plaisir avec une autre série animée. C’est donc assez logiquement que je me suis tourné vers l’autre série de Shinichiro Watanabe : Samourai Champloo.
Fini les raves party intergalactiques et autres cabrioles oniriquo-spatiales. Samourai Champloo nous emmène au Japon pendant la période Edo. Retour en arrière donc, mais pas vraiment non plus, vous allez vite comprendre. L’histoire prend vie autour de la jeune Fuu accompagnée de ses deux gardes du corps improvisés: Mugen le bourrin de service et Jin le stoïque de conviction. L’unique point commun des deux acolytes est leur talent de combattant, pour le reste, ils sont carrément incompatibles et jurent d’en découdre une fois le moment venu. Les 3 compères doivent retrouver le samouraï qui sent le tournesol, entourloupe scénaristique servant de prétexte pour confronter nos amis à une multitude de situations carrément délicates et de rencontres loufoques.
Jusque-là, rien de bien transcendant. Et pourtant Samourai Champloo est le fruit d’une réalisation tout à fait hors du commun. Le style du « road movie » est magnifiquement revisité en 26 épisodes qui sont manifestement le fruit d’une démarche originale qui donne à cette série une empreinte unique. Il y a d’abord une infinité d’anachronismes, des lunettes de Jin, au style de combat/breakdance de Mugen, jusqu’au langage et au ton utilisé par les protagonistes. On est proche ici d’un effet Kaamelott créant une tension constante absolument déroutante de plaisir. Toujours sur la langue, et une fois n’est pas coutume, la version française vaut largement son pesant de cacahuètes. L’adaptation et le jeu des acteurs donnent une ampleur supplémentaire qui n’est pas accessible avec la v.o, à moins d’être passé maître dans le japonais graveleux des arrière-boutiques des salles de pachinko. Le vocabulaire est cash et trash, un dessin animé pour les parents et grands enfants.
Samourai Champloo déborde de dialogues aux petits oignons remplis d’humour, mais aussi de scènes d’actions très bien réalisées. Par rapport à Cowboy Bebop, le saut qualitatif de l’animation est flagrant. Le point commun avec le grand frère cosmique est le soin apporté à la composition et l’intégration de la bande sonore. On quitte ici le jazz et le blues pour un univers hip-hop réalisé grâce à la collaboration plusieurs artistes japonais et américains : Nujabes, Force of Nature, Tsutchie, Fat Jon… Le résultat est plus que convaincant et renforce encore l’originalité de la série de Watanabe. Elle a d’ailleurs été pour moi l’occasion de découvrir le trip-hop de Nujabes qui a été une vraie révélation musicale. Je vous en reparle bientôt.
L’histoire principale est certes très légère, mais on ne boudera pas pour autant Samourai Champloo qui regorge de bonnes idées et de moments cultes. Humour, action, originalité : un cocktail explosif qui vous donnera, à coup sûr, l’envie de prendre la route avec Jin, Fuu et Mugen.
Chers lecteurs, après Cowboy Bebop et Samourai Champloo, quelle série animée me conseillez-vous pour continuer en beauté ?
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« Le manga événement à 3 millions d’exemplaires ». Fallait-il encore en rajouter ? Si vous êtes passés dans votre librairie récemment, vous avez sans doute dû vous arrêter devant la couverture de Thermae Roame. Une statue romaine sur un manga ? Et pourquoi pas ? Écrit par Mari Yamazaki et édité par Casterman sous le label Sakka, je vous propose une critique à chaud du dernier venu dans ma collection.
Thermae Romae est basé sur ce que j’appellerai ici un principe « pépite » qui, à lui seul, vous donne envie et d’en découvrir plus. Vous l’aurez compris, l’idée géniale est ici de nous emmener à Rome, il y a un peu moins de 2000 ans, en 128 de notre ère très exactement. On découvre Lucius, architecte en panne d’inspiration qui n’arrive plus à vendre ses plans. Alors qu’il vient de se faire remercier par son patron, il se rend aux thermes avec un ami. Par une entourloupe scénaristique dont je vous laisse la surprise, il se retrouve alors parachuté dans le Japon… actuel.
Tout le monde s’accordera sur l’originalité du scénario, cela va sans dire. Je ne peux qu’encourager les réticents à essayer car, personnellement, j’ai vraiment adoré ce premier tome. Vous imaginez bien qu’un tel bond historique et culturel donne lieu à des situations tout à fait surréalistes. Mari Yamazaki, qui vit au Portugal et qui est passionnée par l’Europe, nous livre ici un regard croisé absolument savoureux d’un intérêt quasi anthropologique. Onsen japonais et thermes romains, un parallèle étourdissant d’évidence qui unis deux peuples jusque dans leurs moments les plus intimes. Il fallait y penser.
Ce peplum-manga baigne également dans l’humour et dans les références culturelles et historiques. On s’amuse certes, mais on en apprend aussi pas mal sur la vie quotidienne et les habitudes des Romains et des Japonais. Les chapitres sont ponctués par une double page d’explication de l’auteure sur ses recherches documentaires et sur sa démarche. Pour une fois, c’est plutôt bien fait et intéressant.
Concernant le trait, j’ai également été surpris positivement. D’abord, les décors sont très cohérents, bien remplis et détaillés : tout ce que j’aime. Au début, j’ai été dérouté par les personnages romains. Leur style est très différent ce qu’on peut voire habituellement : on sent la volonté de marquer la différence avec les personnages japonais qui, eux, sont dessinés dans un pur style manga. Ça se traduit selon moi surtout au niveau des yeux. Ce qui déroute aussi, c’est une certaine non-expressivité sur les visages de Lucius et de ses amis. Relativement figé, peu naturel, et enchainant les postures caricaturales, de véritables statues habitent ce livre. Et c’est LE coup de maître de Yamazaki qui se mue alors en sculptrice: elle joue constamment et brillamment sur les clichés que nous avons de la « romanité ». Un véritable vent de fraîcheur sur cette époque 1000 fois revisitée. Pour moi, cet aspect justifie à lui seul l’achat de ce manga. Quel plaisir de voir s’animer ces figures de marbres. On jubile.
Je pensais faire une critique rapide, mais il y a tant à dire. Impossible de ne pas parler de l’excellent travail d’adaptation de la version française. Le langage utilisé est châtié et délicieusement rétro. La couche de cohérence supplémentaire qui tient ensemble les pièces de ce bel édifice.
Au final, ce premier tome est absolument indispensable. On ne s’ennuie pas et on s’amuse des allées et venues de notre ami Lucius. Le risque est évidemment que le principe s’essouffle et qu’il lasse sur la longueur. Après un premier tome plus que prometteur, la suite sera-t-elle d’aussi bonne facture ?
Alea jacta est…
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