Billets comportant le tag kyoto
Billets comportant le tag kyoto
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La version mise en page et les photos sont disponibles sur la nouvelle version du blog: http://www.watashinokutsu.be
Autant vous annoncer la couleur directement : je vais être assez dur avec ce livre. Pourquoi ? A vrai dire, c’est assez simple à résumer : j’ai apprécié son contenu mais mon plaisir a été en partie gâché par un gros problème au niveau de l’édition.
En fait, la traduction faite de l’espagnol est très moyenne. Je n’ai pas lu l’original, c’est vrai, mais tout de même ! Phrases à rallonge, constructions alambiquées, répétitions, erreurs… le tout agencé dans un style assez plat. Clairement, cela nuit vraiment au livre qui, du coup, apparaît comme une opportunité marketing surfant sur la vague de la nippon-mania à la sauce geek. En période de remise en cause pour l’édition papier, c’est assez difficile à comprendre. Pourtant, n’allez pas croire que je suis un obsédé de la langue française, je m’excuse d’ailleurs au passage pour les coquilles que vous trouverez sur ce blog. Mais lorsque l’on paye 19 euros, on est en droit de s’attendre à un peu mieux que ça. Je tiens à préciser que ce n’est que mon avis sur ce livre en particulier ! Loin de moi l’idée de porter un jugement global et définitif sur le travail des éditions 12bis.
Coup de gueule passé, passons au positif ! Premièrement, il faut avouer que c’est un bel objet. La mise en page est colorée et stylée, on appréciera d’ailleurs le côté « pop » de l’ensemble ainsi que les nombreuses illustrations. Ensuite, on trouve beaucoup de choses intéressantes au niveau du contenu. Ce n’est pas un hasard si le blog de l’auteur attire 1 million de visiteurs par jour et est considéré comme la référence sur le Japon en langue espagnole. Les sujets abordés sont variés : histoire, art, culture, entreprise, société, voyage… Cela va du théâtre kabuki au kaizen, en passant par la période Edo où le quartier de Shibuya. L’expérience de vie au Japon de l’auteur est la vraie plus-value d’un « Geek au Japon ». Que cela soit au niveau de sa vie en entreprise, ou de ses conseils pour visiter Tokyo, l’auteur partage ses anecdotes vécues qui illustrent et témoignent d’une compréhension en profondeur de la société japonaise. Je trouvais intéressant de souligner deux bonnes idées : le chapitre sur Tokyo est très intéressant pour préparer un voyage, et les schémas chronologiques sont pratiques pour avoir un rapide aperçu des moments clés de l’histoire de l’archipel.
Le verdict ? Si vous parlez espagnol, cela vaut certainement la peine de vous procurer la version originale (je suis intéressé de lire votre avis sur ce dernier en commentaire !). À défaut, visitez le blog de l’auteur disponible en espagnol, mais aussi en anglais : www.kirainet.com/
La version mise en page et les photos sont disponibles sur la nouvelle version du blog: http://www.watashinokutsu.be
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Eh oui ! Après seulement quelques mois d’existence, le blog déménage sur www.watashinokutsu.be !
Je n’abandonne par pour autant mes amis tumblr ! Je continuerai pendant un certain temps à publier de nouveaux articles ici aussi !
Mais je vous encourage vivement à venir me rejoindre sur le nouveau site : plus facile, plus joli, plus ergonomique… N’oubliez pas de changer votre flux RSS ;-)
A tout de suite sur www.watashinokutsu.be…
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Une femme japonaise © Bianchetti/Leemage
Le père Noël, particulièrement bien inspiré, a eu l’excellente idée de m’offrir un de ces petits livres qu’on peine à refermer : « Au Japon ceux qui s’aiment ne disent pas je t’aime ». Elena Janvier nous proposent son dictionnaire de la vie au Japon. Forme plurielle plus que méritée: derrière ce patronyme se cachent en fait 3 femmes ayant vécu dans l’archipel nippon.
Mise en situation : 1585, le père jésuite portugais Luis Fróis écrit «Européens & Japonais, traité sur les contradictions et différences de mœurs». Près de 400 ans plus tard, les auteures reprennent le flambeau et décident d’écrire la suite dans un petit livre paru chez Arléa, dans la collection « Flâneries japonaises ».
L’agencement en abécédaire des différents sujets, voyageant d’un mot à une page entière, offre une certaine légèreté à l’œuvre. Elle se laisse lire, par-ci par-là, au gré du hasard ou de l’esprit du moment. Le résultat est qu’on en apprend beaucoup sur la vie et les coutumes des Japonais, pour le meilleur (la pharmacie japonaise classique propose toute une série des produits d’entretien pour la maison), parfois pour le pire (la peine de mort par pendaison y est encore en vigueur, même si elle est relativement peu courante).
Mais bien plus encore, c’est le style que l’on appréciera, tout en jeu et poésie. Un regard amusé, amusant et authentique. Morceaux choisis :
« Escalators : {…} Les rampes d’escalators de Kyoto, on mangerait dessus (à condition d’être rapide). Parce qu’il y a des gens dont le boulot est de nettoyer les rampes d’escalators. Des brigades de nettoyeurs de rampes d’escalators. Ils montent et descendent toute la journée, un chiffon à la main. Résultat, pas d’hésitation, on s’accroche. Les nettoyeurs de rampes d’escalators aussi sans doute, parce qu’il vaut mieux avoir une vie intérieure très riche pour faire un boulot pareil.»
«Feuilles mortes : En France, on peut shooter dans les tas de feuilles mortes. Au Japon, c’est difficile, il semblerait qu’elles soient ramassées une par une au fur et à mesure de leur chute. Peut-être même en plein vol, c’est fort possible »
Au final, un principe assez classique réalisé de manière profondément originale. On s’étonne, se réjouit, s’attriste. Une invitation à la découverte de tous ces petits riens qui font toute la différence.
Site de l’éditeur : http://www.arlea.fr/Au-Japon-ceux-qui-s-aiment-ne