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“Summer Wars” – Mamoru Hosoda

Je suis un nouveau venu dans l’univers de l’animation. C’est un tout nouveau monde culturel qui s’offre moi. J’ai évidemment commencé par les incontournables du studio Ghibli, pour enchaîner sur l’excellent Sword of the Stanger, et pour finalement arriver sur mon dernier coup de cœur en date : Summer Wars de Mamoru Hosoda.

Un petit synopsis pour les curieux. Kenji Koiso est un lycéen normal, sauf qu’il est prodige des maths. Il travaille l’été pour le service informatique d’OZ, une sorte de réseau social hyper abouti et qui compte des millions d’utilisateurs. Une amie lui demande de l’accompagner à un repas de famille pour préparer la fête d’anniversaire de la grand-mère. Jusque-là tout va bien, mais les préparatifs vont vite être perturbés lorsqu’un pirate s’introduit dans OZ et commence à attaquer les utilisateurs.

Le point fort de cet anim est certainement son scénario. Je l’ai trouvé très costaud, original, constamment à cheval entre deux mondes magnifiquement réalisés au niveau graphique. Les designers d’OZ sont d’ailleurs cités « à part » dans le générique, signe de l’importance accordée dans la réalisation à l’articulation entre ces deux réalités. Le scénario est rythmé et on ne s’ennuie pas sur les quasi 2 heures qui composent le film. Une bonne dose d’action, de la poésie, et de l’humour, avec toujours ce côté décalé que l’on adore dans les productions japonaises. On comprend mieux la qualité du film lorsque l’on découvre le c.v. de Monsieur Hosoda : certes ce n’est pas Miyazaki, mais c’est tout de même assez impressionnant.

J’ai trouvé cet animé très lumineux et coloré, aussi bien dans l’histoire que dans sa réalisation. Ne vous y trompez pas, même si héros principal il y a, c’est bien le destin de toute une famille, le clan « Jinouchi », que l’on suit dans Summer Wars. Et c’est pour moi le plus grand atout du film, ce côté « collectif », avec plein de personnages différents et tous très attachants. Ça crie, ça rigole, ça saute dans tous les sens… un dessin animé bel et bien vivant!

S’il y a bien une morale au film, elle nous fait l’honneur de ne pas tomber dans le panneau de l’anti-internet primaire. On retiendra plutôt tous les bons sentiments, certes pas très originaux, mais qui ont le don de mettre le moral au « top ». Bon, allez, je l’avoue, moi aussi je passerais bien un été mouvementé chez les Jinouchi…

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Anton Kusters - Un photographe chez les yakuzas…

Photo: Anton Kusters

Pour ceux qui seraient passés à côté, je tenais vraiment à revenir sur le travail du photographe belge Anton Kusters. Un travail photographique magnifique sur un sujet pourtant « tabou » : le monde des yakuzas. Le photographe, originaire d’Hasselt, a réussi à être intégré et accepté par le monde mafieux japonais, allant jusqu’à pouvoir photographier les funérailles d’un des leaders de cette organisation criminelle.

Photo: Anton Kusters

Anton Kusters a donc suivi pendant près de 2 ans les membres d’une famille, dont le territoire était celui du quartier de Kabukicho, connu notamment pour ses prostituées. Une famille de 1200 membres, alors que le nombre total de yakuzas est estimé à 86000. Je vous ais mis quelques photographies en illustration, mais le mieux est évidemment de se rendre directement sur le site de l’auteur. Vous pouvez aussi vous procurez le livre de photos, intitulé « Odo Yakuza Tokyo » et qui en est à sa deuxième édition. Dans l’interview accordée au site satellitevoices.com, Anton Kusters parle de son futur projet : essayer de réaliser un documentaire…

Sources :

http://www.antonkusters.com/

http://www.satellitevoices.com/tokyo/photography/1507/anton-kusters-meets-the-yakuza

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The Taste of Tea {茶の味} – Katsuhito Ishii

J’ai récemment posté sur le blog la chanson “Yamayo Yamayo” extraite du film The Taste of Tea sorti en 2004. Extrait, cela dit en passant, absolument pas représentatif du reste du film… quoi que !

L’histoire se résume facilement: on suit le quotidien d’une famille, les Haruno, habitant dans un village de la campagne japonaise. Le récit avance au fur et à mesure de tranches de vie des 6 protagonistes principaux : Hajime, le fils , sa petite soeur Ayano, leurs parents, leur oncle et leur grand père assez… loufoque ! Cinq destins différents, qui se croisent pourtant dans la maison de famille, véritable scène principale de l’action.

A la fin du film, j’avoue que je suis resté assez perplexe sans savoir si j’avais apprécié ou pas. Après quelques semaines, j’ai revu par hasard un extrait du film à l’occasion de mon cours de japonais… C’est à ce moment que toute la qualité de l’oeuvre m’a sauté aux yeux. Cet extrait montrait plusieurs scènes qui, a priori, n’avaient aucun point commun, suscitant d’ailleurs des réactions plus que dubitatives des autres étudiants. Pourtant, en ayant vu le film, je pouvais comprendre chacun des passages en les reliant au destin personnel des protagonistes. La prouesse du réalisateur se situe là : il arrive au final à donner une véritable cohérence à toutes ces histoires, articulant le tout en un film résolument original.

Il est vrai que certains passages sont plus obscurs, et qu’il n’est pas toujours facile, avec notre esprit occidental, de comprendre la portée symbolique de certaines scènes. Le rythme du film, et plus particulièrement son début, peut quant à lui paraître particulièrement lent. Pourtant, je pense vraiment qu’il mérite qu’on s’y attarde. Profondément poétique, Katsuhito Ishii propose une histoire simple et anodine. Cette “gratuité” du récit est quelque chose que j’apprécie vraiment, l’art de raconter l’ordinaire. Repeindre le-tout-les-jours et le monsieur-tout-le-monde est pour moi exploit. En ce sens, je rapprocherais d’ailleurs le “gout du thé” à un manga comme Undercurrent de Tetsuya Toyoda. Pas de message caché, de morale, ou d’intention volontaire de divertir. Juste un appel à rentrer dans un monde, à la fois terriblement proche, mais constamment “à côté”. Cet écart systématique est une autre caractéristique qui me fascine dans la culture japonaise, et qui est illustrée à merveille dans ce film. Il y a souvent ce quelque chose qui “cloche”, un point incompréhensible, fou, qui oblige à s’interroger sur ce qu’on est, et sur la culture dans laquelle on vit.

Je pense que ça vaut la peine de se laisser tenter par The Taste of Tea, qui en définitive, me laisse une bonne impression. J’ai vraiment le sentiment d’avoir vu un OVNI cinématographique. Sans doute parce que je suis novice dans le cinéma japonais, mais aussi parce que ce film propose une expérience très différente. Et puis, si ça peut vous encourager, j’ai trouvé la fin vraiment magnifique.

Un film à essayer donc, mais sans se forcer…

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Film : Old Boy (2004)

Quoi de mieux pour commencer un blog sur le Japon qu’un article parlant d’un film sud-coréen ? Je vous rassure, pas de confusion géographique derrière cet article, juste la découverte il y a quelques jours de ce film génial. Un scénario original basé sur un manga de Nobuaki Minegishi et Garon Tsuchiya, une réalisation parfaite de Park Chan-wook, et un jeu d’acteur absolument énorme. J’ai trouvé que l’ambiance avait certains points communs avec le film Shutter Island, en abordant les thèmes de la solitude, la trahison, voire de la folie ? Quoi qu’il en soit, je recommande vivement ce film. Évidemment, je conseille la v.o sous-titrée car c’est une belle occasion de découvrir la langue coréenne.

J’ai trouvé quelques traces d’une rumeur concernant un possible “remake” de Spielberg avec Will Smith. Projet annulé puis réactivé, difficile à dire si c’est toujours d’actualité.

Autre information intéressante: Old Boy est en fait le deuxième opus d’une trilogie du réalisateur consacrée au thème de la vengeance. Les deux autres volets sont Sympathy for Mister Vengeance (2002) et Lady Vengeance (2005). J’en parlerai probablement très vite.

Sources:
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=54137.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Old_Boy

Edit 24/11/11 : Nouvelles rumeurs concernant un remake : http://www.total-manga.com/news-manga/quelques-infos-sur-le-remake-d-old-boy-n-5396-4.html

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